Le DAL devant le tribunal : le gouvernement veut criminaliser les mal-logés

Communiqué de presse

 

Les militants ne sont pas des délinquants ! C’est avec consternation que j’ai appris que le Procureur de la République assigne l’association Droit au logement devant le tribunal, suite à l’action de mobilisation en faveur des mal-logés que l’association a encadré en décembre 2007, rue de la Banque dans le 2e arrondissement. Personne ne fera croire qu’il n’y a pas la main de l’Etat derrière cette assignation. Cette démarche correspond à sa nouvelle stratégie cherchant à criminaliser les mouvements de revendication collectifs en attaquant, au portefeuille, les militants et associations afin de les mettre hors d’état d’agir. C’est déjà cette stratégie qui avait été mise en œuvre contre les opposants aux OGM et qui s’est concrétisée par l’inscription dans la loi d’un « délit de fauchage » (y compris de cultures illégales). A quand un « délit de pauvreté » inscrit dans la loi ?

L’occupation pacifique de la rue de Banque avait, certes entraîné des désagréments pour le voisinage. Mais la grande majorité des riverains avaient bien compris la nature du mouvement et, pour la plupart, s’en étaient déclarés solidaires.

Les familles de mal-logés agissaient poussées par la nécessité de leur situation de précarité de logement ou d’hébergement. La preuve en est que le Ministère du Logement a accordé un relogement à près du tiers des familles qui avaient participé à ce mouvement, et que toutes devraient à terme obtenir un logement, puisque la Ministre s’y est formellement engagé après avoir étudié les dossiers.

Une condamnation de l’Association de défense du droit au logement sonnerait comme un bien mauvais signal. Il est toujours plus facile de réprimer que de s’attacher à trouver des solutions pour les personnes les plus en précarité ou les lanceurs d’alertes. 


date samedi 25 octobre 2008 à 19:38 | Dans la presse
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L'incendie dans un immeuble de la rue Saint Denis pose de graves questions de sécurité

Communiqué.
Un violent incendie s’est déclaré ce matin vers 8h30 dans un immeuble de sept étages de la rue St Denis. Il semble que le feu a pour origine le dysfonctionnement d’une table de coupe d’un atelier de confection, situé en sous-sol de l’immeuble.
Le feu s’est rapidement propagé à la totalité de l’immeuble, occupé majoritairement par des ateliers de confection et par quelques habitations, puis aux immeubles alentour dont les habitants été évacués.
Maîtrisé vers 12h30 par les pompiers de Paris, cet incendie n’a heureusement fait aucune victime.
Présents sur place, avec les services de la mairie du 2e et de la ville de Paris j'ai pris les mesures nécessaires au relogement des quelques sinistrés qui n’ont pu regagner leur domicile, en raison des dégâts trop importants.
Anne Hidalgo première adjointe au maire de Paris et George Sarre adjoint au maire de Paris chargé des questions de sécurité se sont rendus sur place en début d’après midi.
Plusieurs ateliers de cet immeuble avaient fait l’objet d’une demande de mise en conformité incendie selon l’arrêté de février 1998. L’immeuble était vétuste et mal entretenu.
La question du respect des normes de sécurité a été, par le passé, soulevée à plusieurs reprises, jusqu’à entraîner parfois des procédures de fermeture préfectorale qui malheureusement ne sont que très rarement effectives, les activités continuant très souvent de s’exercer malgré l’interdiction, mettant ainsi des vies en danger.
Je souhaite que cette expérience conduisent les services de contrôle compétents à apporter, dans l’avenir, une attention particulière à ce problème et mettent en œuvre des mesures réellement coercitives pour que les co-propriétaires d’immeubles et les exploitants d’ateliers de confection s’acquittent de leurs obligations.
 

date mercredi 9 avril 2008 à 17:47 | Dans la presse
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"L'écologie, c'est de la parlotte chez les autres"

Le Journal du Dimanche
Jacques Boutault, maire écologiste du 2e arrondissement - le seul à Paris -, revient pour le Journal du Dimanche sur ses attaques contre le maire socialiste Bertrand Delanoë accusé, entre autres, de piller les Verts et leur programme. Sans eux, "il n'y aura plus de politique écologique" dans la capitale, assure-t-il. Il se déclare aussi candidat à sa réélection. Extraits.







Jacques Boutault et Yves Contassot, deux verts décidés à défendre leur bilan écologiste. (Maxppp)
 


Il y a quinze jours, vous vous êtes mis en colère contre Bertrand Delanoë en l'accusant de souffrir du "syndrome de Stockholm". Que vouliez-vous dire ?
Tout simplement qu'il est assez scandaleux qu'après avoir dit et répété pendant toute la mandature qu'il était l'otage de Verts pratiquant la "surenchère", il cherche aujourd'hui à s'accaparer leur bilan. Sans reconnaître que sans nous, il n'y aurait pas eu Vélib', Paris Plage, les Nuit Blanche, la résorption accélérée de l'habitat insalubre ou le schéma directeur handicapés. J'ai vécu sa déclaration de candidature comme une injustice profonde. En disant qu'il est un bon gestionnaire, lui, il sous-entendait que nous ne l'avons pas été. Ce qui est outrageant vu notre bilan.

Quelles sont vos relations depuis ?
Il ne s'est pas excusé mais on s'est fait passer des messages. Le dénigrement des Verts a cessé, en tout cas officiellement et pour le moment. Bertrand et son équipe se sont calmés sur la forme. On verra demain et mardi ce qu'il en sera sur le fond à propos du Plan climat, encore un projet porté par les Verts d'ailleurs. Je ne suis pas du genre à faire du boudin dans mon coin en cassant du sucre sur le dos des gens. J'ai poussé un coup de gueule et ça a assaini une situation déplaisante. Je constate aussi que les demandes des Verts les plus symboliques ont été écoutées cette semaine sur le Plan climat et le projet de règlement de la publicité, adopté jeudi. Comme par exemple la disparition programmée dans tout Paris des panneaux de 4 mètres sur 3, les plus grands.

Un sondage récent (2), donnait 5 % aux Verts au premier tour. Soit juste à peine de quoi fusionner pour le second. Vous êtes inquiet ?
La campagne n'a pas encore commencé. Ça ne sera pas facile. La "peoplisation" de la politique est telle aujourd'hui que les petits partis ont du mal à exister. Nous serons en face de grosses machines de com'. Mais nous avons six mois pour expliquer aux Parisiens qu'il n'y aura plus de politique écologique à Paris si nous ne sommes plus là. Et que voter Vert au premier tour, c'est la certitude de faire gagner la gauche au second tour tout en étant sûr qu'elle mènera une politique écologique. L'écologie, c'est du concret avec nous mais de la parlote chez les autres.

Denis Baupin représente-t-il les meilleures chances pour votre parti ?
Oui. Son bilan est excellent en matière de transports.

Quelles sont, selon vous, les trois ou quatre mesures prioritaires que les Verts devraient mettre dans leur programme ?
La poursuite des efforts en matière de crèches et de logement social. La prolongation du tramway jusqu'à la porte d'Asnières et non jusqu'à la porte de la Chapelle comme le veut Delanoë. La mise à 30 km/h du centre de Paris, des cantines 100% bio et des aides aux particuliers pour qu'ils isolent leur logement.

En cas d'alliance PS-MoDem au second tour, que doivent faire les Verts ?
Je n'y crois pas. D'abord parce que les membres du MoDem parisien ont toujours voté avec l'UMP sur les petits et les grands projets de la Ville, à part les deux transfuges Verts qui nous ont abandonnés.

Votre collègue écologiste Anne Le Strat est aujourd'hui courtisée par les socialistes parce que les Verts l'ont oubliée pour les municipales. Votre réaction ?
Les socialistes veulent jouer à leur tour "l'ouverture"? Bonne pioche. J'estime qu'il faut absolument trouver une solution pour qu'elle reste avec nous. Son bilan à l'échelle de Paris, notamment sur le thème de l'eau, est excellent.

Vous êtes le seul maire d'arrondissement écologiste de la capitale. Souhaitez-vous le rester ? Pensez-vous le rester ?
Deux fois oui. Les habitants du 2e me disent être très satisfaits de mon bilan. Nous avons amélioré la vie quotidienne en élargissant la zone piétonne Montorgueil et en instaurant le bio dans les cantines. Nous avons aidé les familles en créant plus de cent places de crèche et halte-garderie et en multipliant par trois le nombre de logements sociaux. Et nous avons réhabilité l'esprit public en écoutant les gens et en mettant fin au régime du piston. Oui, j'y crois.

(1) Publiée il y a quinze jours dans Le Monde.
(2) Sondage Ifop pour Paris Match du 8 septembre 2007.
 

date mercredi 3 octobre 2007 à 11:38 | Dans la presse
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Rachat de l'immeuble du « Ministère de la crise du Logement »

Communiqué à la presse

  Je me réjouis du rachat par la Ville de Paris de l'immeuble du 24, rue de la Banque (Paris 2e), ainsi que de sa transformation future en logements sociaux. Cet immeuble est actuellement occupé par des collectifs d'artistes et des associations de mal logés, qui l'ont rebaptisé Ministère de la Crise du logement.
Son aménagement en logements sociaux est conforme à la demande que j'avais formulée, dès le début de l'occupation, en janvier 2007.
En effet, malgré les efforts constants de la municipalité du 2e depuis 2001, qui ont abouti à un triplement des logements sociaux, cet arrondissement reste en manque de possibilités de logements pour les familles les moins aisées. Je souhaite que les familles qui occupent actuellement cet immeuble, et dont les enfants ont été scolarisés dans les écoles du 2e, soient maintenues dans les lieux.
En revanche, je ne suis pas favorable à l'installation d'un commerce en rez-de-chaussé. Il serait souhaitable que les étages inférieurs (rez-de-chaussée et 1er), composés de vastes espaces, soient affectés à des activités artistiques et de création. L'arrondissement en est dépourvu, du fait de l'absence totale d'ateliers municipaux d'artistes et du manque de place pour les activités artistiques et culturelles.
Il pourrait aussi être envisagé d'attribuer ces espaces à un projet de crèche associative initié par les Conseils de quartier du 2e, notre arrondissement connaissant une pénurie de places pour l'accueil des tout-petits
 
 
 

date vendredi 1 juin 2007 à 11:26 | Dans la presse
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"Les électeurs soutiennent notre révolution culturelle"

Propos receuillis par Marie QUENET
Le Journal du Dimanche

>> Suite de notre série sur les élections municipales à Paris. Cette semaine nous avons interrogé un élu Vert, Jacques Boutault, le maire écologiste du deuxième arrondissement, nous livre ses priorités et sa vision des enjeux des prochaines élections dans la capitale. Avec, évidemment, l'enjeu environnemental au coeur de son discours.

 






Quels sont, selon vous, les trois grands thèmes de la campagne ?

Elle portera sur l'environnement, les questions de solidarité et la participation des citoyens à la vie publique.
Que proposez-vous en matière d'environnement ?
Dans le 2e, un des slogans de la campagne municipale sera "Familles, on vous aide". Cela signifie une nourriture de qualité pour les enfants. On sert aujourd'hui 50 % de produits bio dans les cantines scolaires. Il faut parvenir à 100 %. Aider les familles, c'est aussi planter des arbres, remettre les grands boulevards à double sens (là, ce sont de vraies autoroutes urbaines !), ou créer plus de pistes cyclables. Actuellement, il est impossible de faire du vélo avec ses enfants dans Paris, c'est un infanticide ! Nous devons développer le réseau vert: des voies aménagées, où cyclistes et piétons sont prioritaires.
Vous voulez interdire la circulation de transit au centre de Paris...
Aujourd'hui, 50 % des automobilistes qui circulent au coeur de Paris ne font qu'y passer. Le centre doit être réservé aux personnes qui y travaillent, aux commerçants, aux habitants et aux circulations douces. Nous ne voulons pas créer un péage, mais réglementer. Si vous avez une voiture, vous n'avez pas le droit de traverser le centre. Si vous le faites et que vous êtes contrôlé, vous avez une amende. Comme à Rome. Le trafic automobile a déjà baissé de 17 % par rapport à 2001. Il faut continuer... et permettre aux gens d'utiliser d'autres modes de transport.
Lesquels ?
On va continuer à augmenter le nombre de bus, faire notre possible pour qu'il y ait plus de taxis, et promouvoir les transports alternatifs. Dans le 2e, nous soutenons Vélib' (les vélos en libre service), et l'entreprise Cyclobulle qui proposera bientôt des déplacements à vélo assisté par pédalage électrique. Nous faisons la promotion de l'autopartage. Plus globalement, je propose un plan Marshall des transports en commun en Ile-de-France, financé par un emprunt régional. Il faut mettre en place une rocade de métro périphérique et achever le tramway d'ici à 2012.

"Victor Hugo disait que les cafés étaient le parlement des peuples"
Comment renforcer la solidarité ?
D'abord, il faut créer des emplois. Je défends la réappropriation du Palais Brongniart au profit des entreprises de l'information et de la communication. Cela permettrait de générer des emplois à haute valeur ajoutée, correspondant à la sociologie du 2e et ne générant ni déplacements ni pollution. Je souhaite aussi la réouverture de la Samaritaine. La réduction de la circulation au centre de Paris donnera plus envie d'y faire ses courses !
Les logements sociaux figurent parmi vos priorités...
Les quartiers centraux doivent aussi créer des logements sociaux. Dans le 2e, on les a multipliés par trois (de 1 à 3 %). On va continuer à préempter et lancer une opération d'aide aux copropriétés dégradées dans le Sentier. Au-delà, je souhaite que les amendes pour les communes qui n'essaient pas d'arriver à 20 % de logements sociaux soient considérablement augmentées. Il faudrait aussi une loi pour plafonner les loyers. Et une réglementation plus stricte concernant la vente à la découpe. Quand on achète un immeuble entier, et qu'on le revend par appartements, le prix doit être calculé au prorata du prix d'achat total.
D'autres mesures pour les familles ?
"Familles, on vous aide", c'est aussi améliorer la garde d'enfants. Là, on est encore au milieu du gué. Il faut aller plus loin, innover. Les crèches parentales, par exemple, semblent intéressantes...
Comment renforcer la politique de proximité ?
Victor Hugo disait que les cafés étaient le parlement des peuples. Je crois beaucoup à cette idée. Les gens se déplacent peu en mairie. Je rencontre donc la population après le travail, dans les cafés. On discute autour d'un verre. La proximité est importante. Je suis contre le cumul des mandats.
Les Verts ont fait très peu au premier tour de la présidentielle, craignez-vous de perdre la mairie du 2e ?
On a fait 2,1 % dans le 2e, c'est très faible. Mais cela ne reflète pas notre poids politique. L'électorat vert est celui qui a été le plus traumatisé par la présence de l'extrême droite au second tour en 2002, il a donc majoritairement voté pour Ségolène Royal. Mais nous retrouverons ces électeurs aux municipales. Ils soutiennent la révolution culturelle opérée depuis 2001.

date samedi 26 mai 2007 à 13:59 | Dans la presse
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Le cerveau de Claude Lanzmann bouge-t-il encore ?

Pour vous répondre Monsieur Lanzmann, il faut du culot. Car vous êtes un pape - dans votre domaine et dans celui d’avoir tenté de suivre Sartre sur toutes ses brisées. Enfin, presque. Mais hors cela point de salut : vous n’êtes pas un expert en institutions publiques, ni en circulation. Ni semble-t-il en politique puisque vous ne voyez pas plus loin que l'horizon du boulevard Saint-Germain...

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date jeudi 5 avril 2007 à 19:33 | Dans la presse
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