Le budget 2010 de Paris tourne le dos à l’écologie

Pendant que se tenait le sommet de l’ONU sur le climat à Copenhague, les élus parisiens adoptaient le budget 2010 de la ville et du département. Or, force est de constater que malgré un travail acharné du groupe Verts, ce budget (à l'image des chefs d'Etat réunis à Copenhague), tourne le dos aux défis du dérèglement climatique. Les élus écologistes ont en effet proposé d’investir massivement dans deux domaines fortement créateurs d’emplois : la rénovation thermique des bâtiments (de la ville et du parc privé) qui génèrent un quart des gaz à effet de serre (GES) à Paris et le développement d’infrastructures de transports en commun - les déplacements en voiture étant responsables de la quasi totalité de la pollution de l'air et de la moitié des GES. Investir dans ces deux secteurs permet à la fois de lutter contre le chômage, de réduire les factures énergétiques et de diminuer les émissions de GES. Mais ces propositions ont été accueillies avec mépris et ironie, à la fois par les groupes socialiste et UMP. Cela nous rappelle l’attitude qu’ils adoptaient il n’y a pas si longtemps lorsque les écologistes parlaient du bio, du vélo et des conséquences de la pollution sur l’environnement mondial. Gageons qu’ils changeront bien vite d’attitude quand la réalité nous aura rattrapés. Alors, vous verrez, ils seront encore plus écolos que nous… en paroles.

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date dimanche 20 décembre 2009 à 19:27 | Actualités
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La taxe carbone doit être écologiquement utile et socialement juste


La taxe carbone est inévitable. Son objectif est de rendre plus coûteuse la consommation d'énergies polluantes. A Paris, elle pourrait aider à diminuer le nombre voitures, à encourager les travaux d’isolation des logements, à promouvoir des transports en commun confortables, réguliers, peu chers.
 
C’est donc une bonne idée. Mais l’enfer est pavé de bonnes intentions. Deux écueils sont à éviter. Le premier est que la taxe carbone serve simplement à compenser la suppression de la taxe professionnelle, principale source de financement des collectivités locales. Elle serait alors hors-jeu, car pour avoir un intérêt écologique, elle doit être utilisée pour promouvoir de nouveaux comportements, plus respectueux de l’environnement et inciter aux économies d’énergie.  
 
Le deuxième est que cette « pollutaxe » se transforme en un simple impôt de plus, supporté prioritairement par les ménages qui n’ont pas les moyens d’isoler leur logement et d’acheter une automobile propre. Elle serait alors aussi inutile qu’incomprise.

La taxe carbone doit avoir un double effet. D'une part, pénaliser ceux qui polluent (les propriétaires de 4X4, les entreprises les plus émettrices de gaz à effet de serrre,…). Et d'autre part, aider les personnes et familles a faibles revenus à changer de comportement (prendre les transports en communs plutôt que la voiture) et à s'équiper en matériels non polluant.
 
L’engagement doit donc être pris de compenser le montant de la taxe. Les 8 milliards attendus prélevés sur les carburants ou le gaz devront être reversés aux ménages, notamment les plus modestes, pour leur permettre des achats en vue de réduire leur empreinte écologique et leur facture énergétique : titres de transports en commun, nouvelle chaudière, électroménager basse-consommation, chauffe-eau solaire… les solutions ne manquent pas.  
 
Ainsi, nous pourrions parler d’une taxe socialement juste et utile pour lutter contre le réchauffement climatique et réduire la pollution. Mais aussi pour entamer la nécessaire reconversion de notre économie.


date mardi 1 septembre 2009 à 11:16 | Actualités
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Assez de discours : des actes !

Le discours que vient de prononcer le chef de l'Etat devant le Bureau international du travail de Genève est un monument  d'hypocrisie. Ses paroles auraient pu être celles de Noémie Klein, José Bové ou tout autre altermondialiste. Le président français n'est pas allé chercher son inspiration très loin. Il a pompé le rapport Stigitz sur la régulation économique, dénonçant le mode de fonctionnement du capitalisme et ses effets dévastateurs sur les humains et leur environnement.
Il n'y a plus de limite à la mauvaise fois et aux déclarations sans lendemain. La politique sarkozienne devient un spectacle complaisamment relayé par les médias.
L'important c'est de faire un bon show. Le contenu est relayé au second plan, l'essentiel étant de frapper les esprits. Alors que les riches s'enrichissent toujours plus, que la biodiversité diminue, que les ressources naturelles sont exploitées sans vergogne par les multinationales et que les humains crèvent peu à peu victimes d'un monde artificialisé et de conditions de vie et de travail toujours plus dégradées, Sarko joue avec les mots. Mais ses ministres eux veillent au grain. Après la mise en concurrence des universités, l'augmentation du temps de travail (on attend toujours les augmentations de salaire), la privatisation des services publics, la mise en route de l'EPR, la diminution des moyens accordés à l'éducation, la mise sous contrôle du Parlement et des médias... l'action anti-démocratique, anti-écolo et anti-sociale du gouvernement ne va pas s'arrêter en si bon chemin.
Sur le feu : le prolongement de l'âge de la retraite jusqu'à 67 ans, le travail des femmes en congés maternité, l'ouverture généralisée des commerces le dimanche, la relance du programme autoroutier, toujours plus de pouvoir à la police et moins à la justice, un plan climat au rabais, des milliards d'euros prêtés aux banques sans contre partie…
Chaque jour la vie devient plus difficiles pour le plus grand nombre, alors que les riches amis du président s'enrichissent. Les discours démagos et trompeurs ne sont pas suffisants à masquer cette réalité. Les paroles s'envolent, la réalité demeure. Mais on ne pourra pas longtemps se moquer impunément des gens et de la démocratie.


date mardi 16 juin 2009 à 19:38 | Actualités
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Le quartier piéton Montorgueil mieux réglementé

Communiqué
Suite aux nombreuses demandes de riverains, les élus du 2e arrondissement ont décidé de mieux matérialiser l’espace dévolu aux terrasses de la rue Montorgueil (2e) où de nombreux abus ont été observés.
En réaction, certains commerçants ont apposé sur leur devanture, une pancarte indiquant qu'ils sont "en colère". Ils encouragent leurs clients à signer une pétition dans laquelle ils accusent la mairie du 2e arrondissement de vouloir "tuer leur commerce" et de mettre "le quartier en danger".
Qu'est ce qui justifie une telle grogne ? Tout simplement la décision des élus du 2e arrondissement de mieux faire respecter la réglementation en vigueur, en marquant au sol, par la pose de clous plats, la limite des terrasses. Ces limites correspondent, ni plus ni moins, aux autorisations accordées par la Ville. Aucun commerçant n’a vu son autorisation remise en cause.
Limiter l'extension des terrasses non autorisées devenait indispensable. Chaque été, celles-ci gagnent un peu plus d'espace sur la voie publique. De nombreux riverains se plaignent de ne plus pouvoir circuler sur les trottoirs. Les personnes âgées, les personnes porteuses de handicap, les parents avec poussette sont contraints de descendre sur la chaussée. Car malgré le statut de zone piétonne du quartier, la circulation est relativement importante : véhicules accédant aux parkings présents dans la zone ou d'habitants possédant une carte d'accès, véhicules de collecte des ordures, de secours, d'entretien, livraisons, taxis… deux roues motorisés passant, sans autorisation, à travers les bornes d'accès.
Certains de ces véhicules, malgré la vitesse réglementée, roulent à une allure excessive ce qui rend d'autant plus nécessaire la libération d'un espace, sur une partie des trottoirs, pour les piétons. C'est une question de sécurité.
L’extension des terrasses, en outre, génère un bruit important émanant des clients dont les tables s’étalent de plus en plus.
Les commerçants vertueux qui respectent leur autorisation de terrasse sont les plus nombreux, bien que moins visibles. C'est aussi pour eux que ce marquage va être effectué, afin qu'ils ne pâtissent pas d'une concurrence déloyale de commerçants moins soucieux du respect des règles collectives.
Bien entendu, il ne s'agit en aucun cas de remettre en cause l'existence de terrasses qui contribuent au charme et à l'animation de nos rues. Pour sauver le quartier Montorgueil de la banalisation, il faut à la fois lui conserver son caractère d'exception et permettre à tous les usagers, en particulier les plus fragiles, de pouvoir s'y déplacer sereinement et en toute sécurité.
 


date vendredi 10 avril 2009 à 18:02 | Actualités
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Les Halles : de l'enthousiasme à la déception

Voilà maintenant sept ans que le Conseil de Paris votait la première délibération engageant la réflexion sur l'aménagement du quartier des Halles. Début avril, un débat était organisé au Conseil de Paris pour voter, ou non, l'arrêt définitif du projet. Alors que tous les autres groupes politiques du Conseil de Paris l'ont approuvé, les Verts se sont abstenus. En effet, aujourd'hui c'est le scepticisme ou la déception qui prévalent. Les élus locaux ont été très peu entendus sur bien des aspects du projet. De plus, en pleine crise économique engager 760 millions d'euros pour refaire entièrement un jardin et bâtir un nouveau centre commercial, est-ce bien raisonnable ?

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date mardi 7 avril 2009 à 11:48 | Actualités
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Suggestions pour un budget parisien écologique et solidaire

C'est dans un contexte de crise que le Conseil de Paris débat pendant trois jours - les 15, 16 et 17 décembre - de son de budget municipal et départemental pour l'année 2009. Les élus Verts voteront ce budget. Mais ils auraient souhaité être mieux entendus. En particulier sur les questions d'environnement et de solidarité. Or, alors même que la crise climatique vient s'ajouter à la crise économique, et que le Gouvernement se défausse de ses responsabilités, les Parisiens ont besoin de la présence plus importante de la puissance publique locale.

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date mardi 16 décembre 2008 à 11:47 | Actualités
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Expulsions sans relogement : j'interpelle le Préfet de police

Dans un contexte de crise où les politiques gouvernementales du logement sont indigentes (j'en veux pour exemple la privatisation du Livret A au profit des banques), et alors que, pour sa part, la Ville de Paris consacre un effort supplémentaire de 130 millions d'euros à la production de logements sociaux, le groupe Les Verts souhaite savoir si le Préfet de police a reçu des consignes particulières du gouvernement afin de cacher les mal-logés en les expulsant systématiquement plutôt que d’avoir à faire face à ses obligations, en particulier en mettant en œuvre la loi sur le Droit au logement opposable ?

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date lundi 7 juillet 2008 à 15:20 | Actualités
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Occupation rue de la Banque de familles expulsées sans solutions de relogement

En début d’après midi, mercredi 2 juillet, une dizaine de tentes ont été dressées rue de la Banque dans le 2e arrondissement, à proximité du ministère de la Crise du logement et de la permanence de l’association Droit au logement. En fin d'après midi la police évacuait les familles. Cela ne règle pas le problème. Car les familles et les personnes sont revenues s'installer pour passer la nuit sous les duvets, lançant ainsi un véritable  SOS.
Les familles et les personnes qui ont fait le choix de ce campement avaient préalablement rencontré l’association Droit au logement, suite à leur expulsion, à la fin d’un hébergement en foyer ou en famille d’accueil, à Paris et en Banlieue.
Devant l’impossibilité pour ces personnes et l’association Droit au logement de joindre les pouvoirs publics concernés (115 ou services sociaux) la décision a été prise d’un installation dans la rue. Dormir dans la rue est une situation à la fois très difficile à vivre pour ces personnes et perturbant pour le voisinages (riverains et commerces).
La manière forte n'a rien résolu. Il est donc urgent que la ministre du logement, comme elle s’y était engagée à plusieurs reprises, trouve une solution de relogement durable pour ces personnes, que la loi DALO se traduise par une mise en Å“uvre effective et que les expulsions sans relogement cessent immédiatement.  

date mercredi 2 juillet 2008 à 20:30 | Actualités
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La collecte des déchets sera remunicipalisée dans le 2e arrondissement

Alors que le conflit entre les agents de propreté et la Ville de Paris perdure au sujet de la privatisation partielle du ramassage des déchets, je tiens à préciser, à nouveau, qu’à ma demande la collecte des déchets sera, dès 2009, entièrement remunicipalisée dans le 2e  arrondissement.
Je me suis entretenu à ce sujet avec Bertrand Delanoë, le maire de Paris, qui m'a confirmé qu'il respectait le choix des maires d’arrondissement.
Selon moi le service public de la propreté doit être assuré par des moyens publics. Le recours à une société privée dont les objectifs sont la recherche du moindre coût et la rentabilité maximale risque de se traduire par une dégradation du service rendu aux Parisiens et par la détérioration des conditions de travail des personnels.
La collecte des déchets est une mission municipale essentielle. La Ville de Paris ne devrait pas s’exonérer de ses responsabilités sociales par le recours à la sous-traitance. Il faut faire confiance aux agents de la propreté dont rien aujourd’hui ne permet d’affirmer que le service qu’ils rendent est moins efficace que celui d’une société privée.
Je suis convaincu qu’améliorer ce service public essentiel à la vie des Parisiens, ainsi qu’un développement durable et sain de la collecte et du retraitement des déchets passe par le renforcement du service municipal et non par son affaiblissement.


date mardi 1 juillet 2008 à 13:19 | Actualités
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Expulsion incompréhensible et scandaleuse de Jeudi Noir

Ce matin à l'aube, la police est intervenue pour expulser manu militari les occupants d'un immeuble impasse Saint Claude dans le 3e arrondissement. Cette occupation qui ne posait aucun problème de voisinage, entendait mettre l'accent sur le mal logement à Paris. Un collectif d'étudiants, Jeudi Noir, avait permis que plusieurs étudiants, des artistes et des familles mal-logées trouvent un toit.
Suivant l'avis favorable du Maire du 3e arrondissement, les élus parisiens s'étaient prononcés, lors du dernier Conseil de Paris du 21 avril, pour une préemption de cet immeuble, vacant depuis plusieurs années, car laissé à l'abandon par un propriétaire spéculateur qui n'entretenait pas son bien.
Cette expulsion, que rien ne justifie, est tout autant scandaleuse, qu'incompréhensible. Elle ne fait que renforcer la conviction que les mal-logés n'ont rien a attendre de ce gouvernement qui, lorsqu'il a épuisé les voies de la rhétorique et de la déclaration d'intention trompeuse n'a plus que la manière forte à opposer comme seule réponse aux situations d'urgence que vivent des familles et des jeunes.

 
 

date mercredi 14 mai 2008 à 13:55 | Actualités
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