Rue de la Banque, la manière forte n'est pas la solution

J’ai, à plusieurs reprises, interpellé la ministre du logement sur la situation de ces femmes, hommes et enfants qui, depuis le 3 octobre, dorment dehors, rue de la Banque. Mais, après un mois de conflit, la seule réaction est la manière forte. L'expulsion surprise des familles, par la police, au matin du 31 octobre, n'est pas admissible. Alors même que la loi sur le Droit au logement opposable (Dalo) met le gouvernement dans l’obligation d’agir, madame la ministre choisit de réprimer la misère et de cacher le problème. Ce n'est pas la bonne solution ! Les familles ont dores et déjà indiqué qu'elles se réinstalleraient dès qu'elles en auront l'occasion.
Ces mal-logés, en acceptant de vivre dans la rue et dans le froid, veulent témoigner de leur détresse. Aussi, je tiens à souligner l’esprit citoyen et solidaire des riverains qui pour la plupart, malgré la gêne occasionnée, comprennent et respectent les occupants temporaires de leur rue.
Mais cette évacuation est d’autant plus insupportable que jamais, dans toute son histoire, la France n’a été aussi riche. Ces personnes, toutes en situation régulière, travaillent mais ne gagnent pas suffisamment pour se loger dignement, eux et leur famille.


date mercredi 31 octobre 2007 à 14:07 | Général
commentaire 0

Colloque contre la criminalisation liée à la sexualité ou au genre

Il existe sur la planète des pays où les lois torturent, voire punissent de la peine de mort des personnes suspectées d’homosexualité ou de transsexualité. Certains d’entre eux condamnent aussi à mort des hommes et des femmes ayant eu des relations sexuelles hors mariage, même forcées. D’autres – voire les mêmes – lapident les femmes violées, adultères, prostituées ou qui souhaitent simplement divorcer, et aussi certains hommes. Chaque année, des dizaines d’innocents sont enfermés, torturés ou assassinés légalement suite à ces jugements. Un colloque s'est tenu lundi 22 octobre pour protester contre la criminalisation liée à la sexualité ou au genre. J'y ai plaidé, dans le texte qui suit, pour une "laïcité sexuelle" .

Lire la suite


date mercredi 24 octobre 2007 à 12:29 | Démocratie
commentaire 1

Les arguments fantaisistes de la ministre du logement

Dans un communiqué de presse, à propos des personnes mal-logées qui campent rue de la Banque depuis le 3 octobre, Madame BOUTIN, ministre du logement indique que : « le DAL a refusé la dizaine de propositions de relogement proposée par le Maire du 2e arrondissement aux familles les plus mal logées Â».
Etrange affirmation, car depuis le mois de mai nous n'avons eu aucune opportunité de relogement dans le 2e arrondissement. Cette affirmation est donc purement fantaisiste. En tant que marie d’arrondissement, je ne suis hélas pas en mesure de formuler une telle proposition !
Madame la ministre se défausse un peu facilement et grossièrement de ses responsabilités. C’est à l’Etat de décider des réquisitions pour permettre à ces familles de vivre dans des conditions acceptables, de mettre en œuvre la loi sur le logement opposable, d'instituer des mesures de limitation de loyers. Et c’est au gouvernement de proposer une loi permettant de réellement lutter contre les ventes à la découpe.
Dans le 2e arrondissement, notre politique très volontariste menée depuis 2001, en lien avec la mairie de Paris, a permis de plus que doubler le nombre de logements sociaux, par le biais des préemptions.
Mais compte tenu de la taille de l’arrondissement et des politiques menées par les précédentes municipalités, c’est moins d'une dizaine de le logements sociaux par an que la Commission du 2e arrondissement est en capacité d’attribuer. A ce jour, le fichier des demandeurs de logements du 2e compte 800 personnes.


date mercredi 24 octobre 2007 à 11:09 | Général
commentaire 0

Bougez-vous madame la ministre !

Rue de la Banque : l'occupation du trottoir par des familles mal logées se poursuit depuis quinze jours. Dans l'indifférence des pouvoirs publics. Pourtant, nul ne peut être insensible à la tragédie qui se joue sous nos yeux. Nul ne peut s'habituer à voir des femmes et des enfants dormir dans la rue. Aussi, le 17 octobre sur le parvis du Trocadéro, à l'occasion de la journée mondiale du refus de la misère, je croise Christine Boutin, la ministre du logement. Mon sang ne fait qu'un tour. "Que faites-vous madame la Ministre ?"

Lire la suite


date vendredi 19 octobre 2007 à 17:01 | Général
commentaire 2

Contre la répression du peuple birman

La répression contre le peuple birman est féroce. Il y a quelques jours, j'ai reçu Sein Win, Premier ministre birman en exil. Avec le secrétaire exécutif des Verts chargé de l'international, Info Birmanie et une délégation de birmans exilés nous avons fait le point sur la situation en Birmanie et sur les perspectives d’actions pour y restaurer la démocratie et les droits de l’homme.
De gauche à droite sur la Photo : Patrick Farbiaz Secrétaire exécutif des Verts chargé de l'international, le docteur Sein Win, Farid Ghehioueche président du comité Info Birmanie et moi.
Signez la pétition

date lundi 8 octobre 2007 à 20:21 | Politique
commentaire 0

2000 jours de captivité pour Ingrid Betancourt : nous ne perdons pas espoir

Cela fait plus de 2000 jours qu’Ingrid Bétancourt est détenue en Colombie, par les FARC, en compagnie de plusieurs centaines d’otages. A l'occasion de sa visite en France, j'ai reçu Juan Carlos Lecompte, le mari d'Ingrid Betancourt, en Mairie du 2e arrondissement de Paris.
L'ancienne candidate du parti Vert colombien a été enlevée il y a plus de 5 ans maintenant. Ses amis ne perdent pas espoir qu'elle soit prochainement libérée. Nous avons fait le point avec Juan Carlos Lecompte sur l'évolution des négociations qui se tiennent actuellement. Martine Billard députée assistait à la rencontre.

date lundi 8 octobre 2007 à 18:38 | Politique
commentaire 0

Evacuation des mal-logés : une méthode inadmissible

Communiqué de presse
Ce matin, à 5 heures, la police est intervenue pour évacuer les tentes que l'association Droit au logement avait installées rue de la Banque (2e), à proximité du Ministère de la Crise du Logement. L'emploi de la force comme seule réponse aux familles mal-logées est inadmissible.
Cette évacuation brutale est un aveu de faiblesse de la part du gouvernement, incapable de mettre en oeuvre, concrètement, la loi sur le droit au logement opposable, votée par la précédente Assemblée et à laquelle l'actuel Président de la République avait déclaré être favorable.
Il est urgent de fournir une réponse concrète aux demandes légitimes des associations. Il manque dans le pays 500 places supplémentaires en hébergement d'urgence et 900 000 logements sociaux dont 100 000 sont à produire très rapidement.
La ville a déjà fait beaucoup avec 4 000 logements sociaux financés chaque année depuis 2001. Mais il faut faire mieux, et plus, pour répondre aux besoins des personnes de plus en plus nombreuses qui dorment dans la rue, habitent un logement insalubre, vivent en situation de sur-occupation ou sont victimes d'expulsion suite à une vente à la découpe. Sur Paris, ce sont 9 000 logements sociaux par an qui devront être produits pour répondre à la demande.

date vendredi 5 octobre 2007 à 13:03 | Actualités
commentaire 2

Solidarité avec le campement rue de la Banque à Paris 2e

Avec Denis Baupin, tête de liste des Verts Paris et Jean-Paul Maurel adjoint au maire du 2e arrondissement, je me suis rendu rue de la Banque apporter mon soutien aux personnes mal-logées installées par l'association Droit au logement à proximité de la Mairie du 2e arrondissement.
Il est urgent de fournir une réponse aux demandes légitimes des associations. Il manque dans le pays 500 places supplémentaires en hébergement d'urgence et 900 000 logements sociaux dont 100 000 sont à produire très rapidement.



date jeudi 4 octobre 2007 à 13:16 | Général
commentaire 2

"L'écologie, c'est de la parlotte chez les autres"

Le Journal du Dimanche
Jacques Boutault, maire écologiste du 2e arrondissement - le seul à Paris -, revient pour le Journal du Dimanche sur ses attaques contre le maire socialiste Bertrand Delanoë accusé, entre autres, de piller les Verts et leur programme. Sans eux, "il n'y aura plus de politique écologique" dans la capitale, assure-t-il. Il se déclare aussi candidat à sa réélection. Extraits.







Jacques Boutault et Yves Contassot, deux verts décidés à défendre leur bilan écologiste. (Maxppp)
 


Il y a quinze jours, vous vous êtes mis en colère contre Bertrand Delanoë en l'accusant de souffrir du "syndrome de Stockholm". Que vouliez-vous dire ?
Tout simplement qu'il est assez scandaleux qu'après avoir dit et répété pendant toute la mandature qu'il était l'otage de Verts pratiquant la "surenchère", il cherche aujourd'hui à s'accaparer leur bilan. Sans reconnaître que sans nous, il n'y aurait pas eu Vélib', Paris Plage, les Nuit Blanche, la résorption accélérée de l'habitat insalubre ou le schéma directeur handicapés. J'ai vécu sa déclaration de candidature comme une injustice profonde. En disant qu'il est un bon gestionnaire, lui, il sous-entendait que nous ne l'avons pas été. Ce qui est outrageant vu notre bilan.

Quelles sont vos relations depuis ?
Il ne s'est pas excusé mais on s'est fait passer des messages. Le dénigrement des Verts a cessé, en tout cas officiellement et pour le moment. Bertrand et son équipe se sont calmés sur la forme. On verra demain et mardi ce qu'il en sera sur le fond à propos du Plan climat, encore un projet porté par les Verts d'ailleurs. Je ne suis pas du genre à faire du boudin dans mon coin en cassant du sucre sur le dos des gens. J'ai poussé un coup de gueule et ça a assaini une situation déplaisante. Je constate aussi que les demandes des Verts les plus symboliques ont été écoutées cette semaine sur le Plan climat et le projet de règlement de la publicité, adopté jeudi. Comme par exemple la disparition programmée dans tout Paris des panneaux de 4 mètres sur 3, les plus grands.

Un sondage récent (2), donnait 5 % aux Verts au premier tour. Soit juste à peine de quoi fusionner pour le second. Vous êtes inquiet ?
La campagne n'a pas encore commencé. Ça ne sera pas facile. La "peoplisation" de la politique est telle aujourd'hui que les petits partis ont du mal à exister. Nous serons en face de grosses machines de com'. Mais nous avons six mois pour expliquer aux Parisiens qu'il n'y aura plus de politique écologique à Paris si nous ne sommes plus là. Et que voter Vert au premier tour, c'est la certitude de faire gagner la gauche au second tour tout en étant sûr qu'elle mènera une politique écologique. L'écologie, c'est du concret avec nous mais de la parlote chez les autres.

Denis Baupin représente-t-il les meilleures chances pour votre parti ?
Oui. Son bilan est excellent en matière de transports.

Quelles sont, selon vous, les trois ou quatre mesures prioritaires que les Verts devraient mettre dans leur programme ?
La poursuite des efforts en matière de crèches et de logement social. La prolongation du tramway jusqu'à la porte d'Asnières et non jusqu'à la porte de la Chapelle comme le veut Delanoë. La mise à 30 km/h du centre de Paris, des cantines 100% bio et des aides aux particuliers pour qu'ils isolent leur logement.

En cas d'alliance PS-MoDem au second tour, que doivent faire les Verts ?
Je n'y crois pas. D'abord parce que les membres du MoDem parisien ont toujours voté avec l'UMP sur les petits et les grands projets de la Ville, à part les deux transfuges Verts qui nous ont abandonnés.

Votre collègue écologiste Anne Le Strat est aujourd'hui courtisée par les socialistes parce que les Verts l'ont oubliée pour les municipales. Votre réaction ?
Les socialistes veulent jouer à leur tour "l'ouverture"? Bonne pioche. J'estime qu'il faut absolument trouver une solution pour qu'elle reste avec nous. Son bilan à l'échelle de Paris, notamment sur le thème de l'eau, est excellent.

Vous êtes le seul maire d'arrondissement écologiste de la capitale. Souhaitez-vous le rester ? Pensez-vous le rester ?
Deux fois oui. Les habitants du 2e me disent être très satisfaits de mon bilan. Nous avons amélioré la vie quotidienne en élargissant la zone piétonne Montorgueil et en instaurant le bio dans les cantines. Nous avons aidé les familles en créant plus de cent places de crèche et halte-garderie et en multipliant par trois le nombre de logements sociaux. Et nous avons réhabilité l'esprit public en écoutant les gens et en mettant fin au régime du piston. Oui, j'y crois.

(1) Publiée il y a quinze jours dans Le Monde.
(2) Sondage Ifop pour Paris Match du 8 septembre 2007.
 

date mercredi 3 octobre 2007 à 11:38 | Dans la presse
commentaire 2