La France sans OGM ? Chiche !

La cause est entendue : puisqu’on ne peut éviter la dissémination dans l’environnement des OGM, il faut les interdire. Les participants au Grenelle de l’environnement ont convaincu le ministre de l’écologie, Jean-Louis Borloo, qui l’a reconnu : « on ne va pas prendre le risque ». Il a raison ! Ce serait contraire au « principe de précaution » inscrit dans la Constitution française, depuis la Charte de l’environnement, votée sous Chriac. Mais cette avancée ne doit pas se troquer contre la relance du programme nucléaire, ni justifier l’EPR, ou légitimer tout autre recul écologique comme le non respect du protocole de Kyoto. Pas plus que cela ne saurait faire oublier le durcissement des lois contre les sans papiers et les attaques contre les régimes de retraite.

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date mardi 25 septembre 2007 à 17:36 | Ecologie
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Sans-papiers : la mort aux trousses

La traque. La peur. L'irréparable devait arriver. La femme de nationalité chinoise qui avait sauté par la fenêtre, pour échapper à la police, est décédée ce week-end. Agée de 51 ans, sans-papiers, elle avait été admise à l'hôpital après s'être grièvement blessée en enjambant la fenêtre, puis chutant du premier étage d'un appartement du boulevard de la Villette à Paris (Xe). Le climat de terreur dans lequel vivent désormais les immigrés ne peut que conduire à de telles tragédies.
Après Ivan, cet adolescent russe de 12 ans grièvement blessé après une chute lors d'une tentative d'interpellation de ses parents par la police cet été, à Amiens, ce nouveau décès doit nous faire prendre conscience des dangers de la chasse aux étrangers en situation irrégulière. Après la stigmatisation des familles étrangères par le vote de la loi permettant des prélèvements d'ADN, cette mise en accusation perpétuelle et les rafles attentatoires à la dignité et la vie humaines doivent impérativement cesser.

date mardi 25 septembre 2007 à 16:44 | Actualités
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Chaque jour, la crise environnementale s’aggrave

Les abeilles s'éteignent en nombre, les pesticides empoisonnent les Antilles,  le pôle nord est en train de fondre sous nos yeux… Chaque jour apporte sa mauvaise nouvelle. La planète va mal. Pour ceux qui en doutaient encore, la crise écologique est bien commencée. Et ce sont les plus démunis, les peuples les plus pauvres, les gens qui peuvent le moins pour se soigner, ceux qui vivent dans les régions polluées… qui en sont les premières victimes. Des Hommes meurent et avec eux des ours polaires, des abeilles. Il ne s’agit pas de dire : les Verts avaient raison. Mais de s’interroger. Que peut-on faire ? Première chose : il nous faut radicalement modifier nos modes de production et de consommation.  Prôner sans fin la croissance dans un monde fini est une absurdité.  Diviser par quatre nos émissions de gaz à effet de serre, en clair notre consommation devient indispensable. Mais comme certains possèdent très peu et vivent déjà difficilement, il n’y a pas d’autres issues que le partage, la solidarité et la mise en commun des moyens de production et de déplacement.
La sobriété n’est pas synonyme d’austérité. Moins de biens c’est plus de liens. Comme le dit Albert Jacquart : « Il n’est de richesse que l’autre ». Alors, cessons l’hypocrisie : il est parfaitement contradictoire de vouloir 3% de croissance, tout en s’affichant écologiste. Sans un changement radical, le Grenelle de l’environnement risque bien de n’être qu’une simple page de pub au service de ceux qui veulent un simple ripolinage vert de leurs politiques prédatrices. L’écologie c’est le partage et la solidarité.


date mardi 18 septembre 2007 à 17:12 | Actualités
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Les Verts parisiens ou comment s'en débarrasser

LE MONDE | 13.09.07 |
Eliminer les écologistes. Tel semble être le désir fulgurant des socialistes
et leur objectif pour les prochaines municipales à Paris. Or tout ce qui
enchante aujourd'hui les Parisiens, dans une ville qui étouffait sous les
pollutions de tous ordres, et cela tous les sondages et études d'opinion le
confirment, est à l'initiative, et a été réalisé, grâce, et sous l'impulsion
des élus écologistes. La liste est longue : jardins, arbres, circulation
réaménagée, vélos, bio dans les cantines, tri des déchets, protection du
patrimoine (PLU), résorption de l'habitat insalubre, eau de qualité, plan
climat, informatique accessible dans les lieux publics, ainsi que la plupart
des actions culturelles... (avant que Christophe Girard ne rejoigne le PS -
on se demande encore pourquoi).

Ce n'est pas rien. Ces actions utiles autant que nécessaires, visibles et
efficaces, sont toutes, je dis bien toutes, le fait de la volonté initiale
des écologistes parisiens. Elles figuraient au coeur de leur programme. Les
Verts les ont portées et pour la plupart imposées, à la force non pas du
poignet, mais de leur conviction, au cours des débats du Conseil de Paris.

Bertrand Delanoë souffrirait-il du syndrome de Stockholm ? "Pris en otage"
par des Verts "pratiquant la surenchère", il assume maintenant de piquer
leurs idées ! Et dans le même temps, il assure qu'il "ira plus loin", sans
que l'on sache d'ailleurs très bien où.

Autrement dit, aujourd'hui, les socialistes, dans la panade totale, sans
projet, empêtrés dans leur guerre de chefs, envisagent de se reconstruire,
grâce aux municipales, sur le dos des écologistes. Ils ne savent plus "où ils
habitent" pour parler crûment et surtout ne savent plus ce qu'ils pensent,
n'ont plus d'idées, sont déconnectés de la réalité. Le nez au vent
médiatique, ils viennent de renier les 35 heures, de se rallier à la société
du mérite et assassinent l'Etat-providence.

Alors recruter, faire le ménage dans les rangs écologistes et s'approprier
leurs actions et leur programme, semble être leur unique volonté, leur seul
point de vue. C'est un peu court et l'on rêve d'autres choses quand on est de
gauche.

JE SUIS EN COLÈRE

En tant qu'unique maire écologiste d'un arrondissement de Paris - le 2e -, je
suis en colère. Notre bilan, nos progrès, nos avancées me confortent. De
plus, il se trouve que j'ai travaillé, malgré les contrariétés, en bonne
intelligence avec toute l'équipe municipale de gauche, Verts, PS, PC, MRC.
Tous ensemble, nous nous sommes engagés pour une meilleure vie quotidienne
des habitants du 2e arrondissement, qui nous le disent chaque jour et
reconnaissent notre travail.

Tous les élus écologistes, dans les autres arrondissements, ont aussi
beaucoup oeuvré, au grand contentement des Parisiens. Aujourd'hui, chacun
reconnaît que ce que nous avons passionnément bâti, durant près de sept ans,
dans l'adversité, pour ne pas dire l'hostilité, pose les fondations d'une
ville capable d'affronter les défis du XXIe siècle. Sans attendre de la
reconnaissance, nous espérons de notre partenaire principal respect et
considération. Or nous assistons en ce début de campagne au lancement d'une
entreprise de pillage et de dénigrement. N'insultez pas l'avenir, camarades
socialistes, vous aurez encore besoin du ferment vert !

Je n'admets pas cette volonté de dénigrer ses partenaires. J'accepte d'autant
moins ce mépris de la part des socialistes, qu'il vient après qu'ils eurent
tenté de s'attribuer les actions et les batailles gagnées par les
écologistes. Or sans eux, sans nous, sans notre volonté, à Paris, pour Paris,
c'est l'espoir d'une alternative, crédible nationalement, qui n'existerait
pas.


Article paru dans l'édition du 13.09.07.




date jeudi 13 septembre 2007 à 11:10 | Actualités
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Insupportable cynisme du futur secrétaire d'Etat, entraîneur de l'équipe de France

L'initiative de Bernard Laporte qui a fait lire la lettre de Guy Môquet aux joueurs de l'équipe de France de rugby, pour les souder face à "l'ennemi", avant qu'ils n'entrent sur le terrain est une insulte à la mémoire de la Résistance

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date mardi 11 septembre 2007 à 15:38 | Politique
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Une rentrée chargée mais sans soucis

Permettre à chaque enfant du 2e arrondissement de trouver une place à l'école, assurer les meilleures conditions d'éducation possibles et offrir, le midi, une alimentation de qualité, (bio autant que possible), constituent mes priorités.
Dans le 2e arrondissement, avec l'équipe municipale, nous étions tous mobilisés pour être présents le jour de la rentrée afin d'accueillir les enfants, avec les directrices (ou directeurs) et enseignant(e)s. Objectif : s'assurer de la bonne application de la mise en oeuvre de la carte scolaire... ou ce qu'il en reste. Pour ma part, je n'ai accordé de dérogations qu'au compte-gouttes, selon des règles strictes, et après consultation de la commission de dérogations.
Par ailleurs, les élèves dont les parents n'ont pas de titre de séjour ont été accueillis à l'égal des autres. Toutes les écoles de l'arrondissement sont pleines à craquer. Une classe supplémentaire a due être ouverte. Pour la plupart, les écoles sont classées en REP (Réseau d'éducation prioritaire) en raison de la sociologie de l'arrondissement - qui contrairement à ce que l'on croit n'est pas "favorisé" !
Enfin, conscients des enjeux sur la santé d'une alimentation de qualité, j'ai souhaité poursuivre l'effort d'introduction du bio dans les repas servis aux élèves (sans augmentation de tarif pour les parents). Avec la moitié les plats labellisés AB et du pain fabriqué à partir des farines bio d'Ile-de-France, le 2e reste, à Paris, l'arrondissement le plus à l'avant-garde en ce domaine.

date vendredi 7 septembre 2007 à 13:05 | Actualités
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