Le DAL devant le tribunal : le gouvernement veut criminaliser les mal-logés

Communiqué de presse

Les militants ne sont pas des délinquants ! C’est avec consternation que j’ai appris que le Procureur de la République assigne l’association Droit au logement devant le tribunal, suite à l’action de mobilisation en faveur des mal-logés que l’association a encadré en décembre 2007, rue de la Banque dans le 2e arrondissement. Personne ne fera croire qu’il n’y a pas la main de l’Etat derrière cette assignation. Cette démarche correspond à sa nouvelle stratégie cherchant à criminaliser les mouvements de revendication collectifs en attaquant, au portefeuille, les militants et associations afin de les mettre hors d’état d’agir. C’est déjà cette stratégie qui avait été mise en œuvre contre

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Expulsions sans relogement : j'interpelle le Préfet de police

Dans un contexte de crise où les politiques gouvernementales du logement sont indigentes (j’en veux pour exemple la privatisation du Livret A au profit des banques), et alors que, pour sa part, la Ville de Paris consacre un effort supplémentaire de 130 millions d’euros à la production de logements sociaux, le groupe Les Verts souhaite savoir si le Préfet de police a reçu des consignes particulières du gouvernement afin de cacher les mal-logés en les expulsant systématiquement plutôt que d’avoir à faire face à ses obligations, en particulier en mettant en œuvre la loi sur le Droit au logement opposable

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Occupation rue de la Banque de familles expulsées sans solutions de relogement

En début d’après midi, mercredi 2 juillet, une dizaine de tentes ont été dressées rue de la Banque dans le 2e arrondissement, à proximité du ministère de la Crise du logement et de la permanence de l’association Droit au logement. En fin d’après midi la police évacuait les familles. Cela ne règle pas le problème. Car les familles et les personnes sont revenues s’installer pour passer la nuit sous les duvets, lançant ainsi un véritable  SOS. Les familles et les personnes qui ont fait le choix de ce campement avaient préalablement rencontré l’association Droit au logement, suite à leur expulsion, à la fin d’un hébergement en foyer ou en famille d’accueil, à Paris et en Banlieue.Devant l’impossibilité pour ces personnes

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Expulsion incompréhensible et scandaleuse de Jeudi Noir

Ce matin à l’aube, la police est intervenue pour expulser manu militari les occupants d’un immeuble impasse Saint Claude dans le 3e arrondissement. Cette occupation qui ne posait aucun problème de voisinage, entendait mettre l’accent sur le mal logement à Paris. Un collectif d’étudiants, Jeudi Noir, avait permis que plusieurs étudiants, des artistes et des familles mal-logées trouvent un toit. Suivant l’avis favorable du Maire du 3e arrondissement, les élus parisiens s’étaient prononcés, lors du dernier Conseil de Paris du 21 avril, pour une préemption de cet immeuble, vacant depuis plusieurs années, car laissé à l’abandon par un propriétaire spéculateur qui n’entretenait pas son bien.Cette expulsion, que rien ne justifie, est tout autant scandaleuse, qu’incompréhensible. Elle ne fait que renforcer

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Renforts rue de la Banque

les-mal-loges-rue-de-la-banqueAprès 7 semaines d’occupation du trottoir par des familles mal-logées, le premier secrétaire du PS, s’est décidé, hier, à se rendre rue de la Banque à Paris (2e arrondissement). Présent aussi, j’ai approuvé la démarche : « nos amis socialistes se décident à s’investir dans ce combat, j’en suis le premier réjoui ». Alors, les lignes vont-elles bouger ? Avec les premiers frimas la situation de ces femmes, hommes et enfants devient de moins en moins tolérable. Ces gens qui tous possèdent des papiers et qui pour la plupart travaillent, vivent dans des conditions inadmissibles : hôtels insalubres, squats ou hébergements temporaires. Au prétexte que seule la ministre du logement était interpelée, les

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