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Annulation du contrat de pub Paris-JC Decaux : le bon sens

Le contrat publicitaire passé entre Paris et JC Decaux est annulé par le Conseil d’Etat. Logique : il contrevient au règlement local de publicité (RLP). L’arrêt du lundi 18 septembre est conforme en tous points à la position que j’ai défendue au nom du groupe écologiste lors du Conseil de Paris.

Le Conseil d’Etat vient d’invalider définitivement le contrat de réattribution à JC Decaux des panneaux d’affichage publicitaire de Paris, dans des termes équivalents à ceux que j’avais employés pour demander le retrait de la délibération validant le marché unissant la ville et JC Decaux lors du Conseil de Paris des 27, 28 et 29 mars 2017. Le conseil du 2e arrondissement avait été le seul à s’opposer à ce contrat qui ne respectait pas le Règlement local de publicité (RLP). L’exécutif parisien avait ignoré mes objections et voté le marché.

Dès l’issue de ce Conseil, le groupe écologiste de Paris avait saisi le préfet. Des associations et les groupes concurrents avaient aussi contesté ce contrat devant le Tribunal administratif de Paris. Celui-ci a donné raison aux requérants. Le Conseil d’Etat vient de confirmer cette position.

En tant que membre du groupe de travail ayant fixé le règlement local de publicité à Paris, je regrette le manque de dialogue qui prévaut avec certains membres de l’exécutif, et conduit à ce type de situation.

Le marché avec JC Decaux entaché d’irrégularités

Cet arrêt me satisfait car ce marché était entaché d’irrégularités. Pour mémoire, il prévoyait la mise en place sur trottoirs d’écrans numériques animés, pourtant spécifiquement interdits à Paris. Or si le code de l’environnement autorise ce type de publicité, le RLP, qui le proscrit dans notre capitale, demeure inchangé : seule la publicité éclairée par projection ou transparence est autorisée.

Engagé pour un espace public pacifié, je m’oppose aux écrans numériques sur voie publique. Ils sont énergivores et surexposent encore davantage les aux messages commerciaux. Or l’espace public est le seul lieu dans lequel nous ne pouvons faire abstraction de la publicité, contrairement à la télévision, que nous pouvons éteindre, au journal, que nous pouvons cesser d’acheter ou aux sites Internet, que nous pouvons éviter.

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