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Pendant les congés, les expulsions locatives s’accélèrent

La période des vacances est souvent celle des mauvais coups. Les congés d’été sont mis à profit par la police pour effectuer des expulsions locatives. Une pratique souvent hors la loi. Car depuis deux ans, une loi sur le Droit au logement opposable (dite loi Dalo), est en vigueur. Elle donne à l’Etat l’obligation de reloger des familles. Pourtant, des milliers d’entre-elles, bien que reconnues prioritaires au regard de la loi Dalo restent sans solution de relogement bien au-delà de la durée maximale de six mois prévue par la loi. Et sont mises à la rue en toute illégalité. Deux familles du 2e arrondissement sont concernées. Elles font l’objet d’une attention vigilante de la part des élu-e-s écologistes et des associations.

Cette incapacité, ou cette absence de volonté, de l’Etat à faire appliquer la loi est un fait grave. Mais cette carence prend une tournure encore plus contestable du fait que des familles, de plus en plus nombreuses à Paris en attente de relogement, se voient expulsées de leur logement par la Préfecture de Police, sans qu’il soit tenu compte du manquement de l’Etat à leur égard, c’est à dire de son obligation de relogement dans les six mois.

En effet, durant la période des vacances scolaires, les menaces qui pèsent sur ces familles s’alourdissent encore. Victimes d’une vente à la découpe, d’un congé pour vente ou connaissant, du fait de la cherté des loyers à Paris et de la crise économique, des difficultés financières, ces familles bien qu’éligibles au Droit au logement opposable, sont parfois mises à la rue.

De même manière, la Mission information et d’évaluation sur les « effectifs et la gestion des ressources humaines », avait pointé qu’un nombre croissant d’agents de la ville de Paris connaissant des difficultés financières passagères se voyaient expulsés de leur logement, y compris s’il s’agissait d’un logement social, sans qu’une solution de relogement leur soit proposée. Le rapport indiquait que 4700 personnes par an saisissent chaque année la Mission urgence sociale mise en place par la Ville et que 350 d’entre-elles doivent néanmoins quitter leur logement et se retrouvaient hébergées à l’hôtel.

Dans le centre de Paris, particulièrement touché par l’explosion du prix du foncier, des associations et des partis politiques se sont regroupés dans le réseau « Stop aux expulsions de logements », pour dénoncer cette situation inique de personnes de bonne foi mises à la porte de chez elles. Les membres de ce réseau ont pour objectif d’apporter leur soutien à ces familles menacées et demandent l’aide des pouvoirs publics locaux dans la lutte pour le droit au logement.

Au nom de éluEs écologistes  parisiens je demande que le Préfet de police donne une chance à l’Etat d’appliquer sa propre loi en refusant d’accorder le recours à la force publique pour expulser de leur logement des familles reconnues prioritaires au regard de la loi Dalo.

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