Terriennes, Terriens : bonne année 2012… à condition de ne pas vous laisser faire

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Alors que nous entamons 2012, nous assistons à l’effondrement du système financier spéculatif. Ses conséquences sociales nous inquiètent : accroissement des inégalités, augmentation de la pauvreté, raidissement des démocraties. Dans ce contexte, la multiplication des catastrophes industrielles et climatiques, la menace d’extension des conflits guerriers régionaux,  le retour des nationalismes et de la xénophobie ne sont pas de bons augures.

Pourtant, dans le même temps de nouveaux espoirs se font jour : mobilisations de citoyens indignés, défaite des dictatures arabes, retour dans le débat publique de la nécessaire régulation de l’économie, possibles victoires des gauches aux élections dans plusieurs pays (dont la France). La prise en compte de plus en plus fréquente des questions écologiques dans les politiques publiques montre qu’il n’y a pas de fatalité.

Face à ces défis gigantesques et ces graines d’espoir, une seule cause doit nous rassembler : le combat pour un monde meilleur, vivable, dans lequel chacune, chacun a sa place et est respecté. Mais pour cela, trois combats interdépendants doivent guider notre action.Le premier concerne le combat pour la paix dans le monde. Les armes chimiques et nucléaires, menacent des vies humaines, y compris dans des régions non concernées par les conflits. Le nucléaire, même civil, est une menace permanente pour l’humanité. Il faut en sortir. On peut le faire comme au Japon : contraint et forcé. Ou bien en l’organisant rationnellement comme le propose les écologistes et comme cela se fait actuellement en Allemagne.

La lutte contre la pauvreté et l’absence d’instruction est le deuxième combat que nous devons mener. A l’heure actuelle, la moitié de la population du globe vit avec moins de 2 euros par jour, des millions d’enfants sont contraints au travail et plus d’un milliard d’être humains n’ont pas accès à l’eau potable. L’école est encore un luxe pour une majorité d’enfants dans le monde. Alors qu’on sait qu’un dixième du prix annuel des ventes d’armes permettrait de financer des écoles partout sur la planète.

La mainmise du système financier sur l’économie doit cesser. Il faut redonner toute leur place aux petites unités de production de proximité. Et continuer à valoriser les coopératives de production. Revaloriser le travail de l’artisan et le petit commerce de priorité est aussi un combat que les écologistes doivent mener résolument.

Le troisième combat est celui de l’environnement. Les catastrophes industrielles comme Fukushima, les naufrages de pétroliers, les fuites de forage offshore, la pollution de l’air, le niveau de CO2 émis nous montrent que notre mode de développement et d’exploitation des ressources naturelles atteint sa limite. En conséquence, le climat change. Les phénomènes météos extrêmes seront de plus en plus fréquents (tempêtes, inondations…). Il faut mettre l’économie au service du bien être des êtres humains et non pas au service de ceux qui veulent accumuler toujours plus de profits.

Ces trois problèmes sont interdépendants. Sans une conception de l’humanité « communauté unie » vivant dans le même « village mondiale », on ne mettra pas fin aux guerres et aux conflits. Et si on ne s’occupe pas de lutter contre l’ignorance et la misère, on ne pourra pas convaincre de l’urgence du combat pour sauver la Planète. Si on laisse la finance internationale diriger nos vies et nous imposer ses valeurs, l’existence humaine sera réduite, pour le plus grand nombre, à une simple vie de producteur-consommateur.

La réponse, au niveau international, se décline dans : 1) l’engagement des pays à limiter leur émission de gaz à effet de serre – mais l’échec de Durban, après Copenhague nous inquiète ; 2) La mise en œuvre des principes du développement durable – mais en France on sait que « l’écologie ça commence à bien faire ». Pourtant, il s’agit simplement d’assurer les besoins de tous les êtres humains, sans compromettre ceux des générations futures. Ce qui implique de lutter contre les inégalités, de combattre le gaspillage et de relocaliser l’économie et donc de taxer les importations européennes de façon à compenser le dumping social et environnemental de certains pays.

Et dans le 2e arrondissement que pouvons-nous faire ?

C’est conscients de ces enjeux, qu’à notre niveau nous agissons. Lorsque nous travaillons pour favoriser la démocratie locale (budget participatif, questions aux élus à l’issue des conseils d’arrondissement, réunions publiques etc.) nous favorisons le dialogue, l’échange, la confrontation d’idées et donc la tolérance et la paix.

Lorsque nous mettons en œuvre une politique visant à favoriser le logement social, ou lorsque nous aidons les associations d’insertion c’est pour venir en aide à ceux qui, parmi nous, sont les plus démunis. Nous luttons contre les caméras de vidéosurveillance car elles sont chères, inefficaces surtout nous ne voulons pas que chacun d’entre nous soit considéré comme un suspect potentiel. C’est une question essentielle de liberté individuelle.

Trier ses déchets permet d’éviter le tout incinération et donc réduit le gaspillage et la pollution atmosphérique… Manger bio, encourage une agriculture respectueuse de la nature. C’est notre contribution à nous citoyen des villes au bien être des campagne. Et c’est bon pour la santé. En particulier celle de nos enfants. Moins utiliser la voiture c’est réduire les émissions polluantes et contribuer un environnement meilleur. Limiter le chauffage en terrasse des cafés-restaurants, à notre échelle, permet de ne pas gaspiller l’énergie et moins produire de CO2.

C’est, ici et maintenant, la forme que prend notre combat pour un monde meilleur.

 

 

 

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