Rentrée scolaire 2013 : l’aménagement des rythmes éducatifs en débat au Conseil de Paris

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imagesPour les écologistes, c’est une réforme courageuse qui doit encore faire ses preuves. La majorité socialiste admet aujourd’hui que le compte n’y est pas et qu’il faut renforcer les moyens humains. La droite, elle, la condamne sans nuance. Après ses propos plus subtils du printemps, l’opposition municipale (et parlementaire) se saisit du sujet pour en faire un cheval de bataille électoral. Un calcul politicien qui instrumentalise les enfants, les parents d’élèves et les enseignants. Dommage, le débat vaut mieux que cela.

Rappelons l’objectif de l’ARE. Donner aux élèves un rythme plus régulier et alléger les journées. De fait, du lundi au vendredi le lever s’effectue à la même heure, homogénéisant les temps de sommeil. La demi-journée supplémentaire (le mercredi matin) permet d’alléger le contenu du programme les autres jours. Les mardis et vendredis, la classe se termine à 15h pour laisser la place à des animations péri-scolaires, facultatives et gratuites jusqu’à 16h30.

L’élève s’ouvre ainsi à la culture, à l’art, à la citoyenneté, au sport au sein de l’un des 8000 ateliers proposés par la ville. On ne peut que se réjouir de cet accès égal pour tous les enfants à des animations péri-scolaires de qualité. Et se féliciter que l’école s’ouvre désormais à de nouveaux partenaires extérieurs.

Pourtant, confrontés à ces bouleversements et aux problèmes d’organisation qui en découlent certains parents d’élèves sont inquiets. Une anxiété renforcée par les coups de projecteurs médiatiques sur les quelques inéluctables dysfonctionnements. Rassurons-nous  : une étude publiée par la FCPE montre que 70% des enfants se déclarent satisfaits de leurs ateliers périscolaires.

Toutefois, ne nions pas les couacs. En maternelle, les assistantes maternelles doivent être mieux formées aux métiers de l’animation… et mieux payées. La gestion des entrées et sorties (à 11h30, 13h30, 15h, 16h30 et 18h00) est un véritable casse tête pour les directrices/directeurs d’établissements. La gestion des animateurs absents est aussi problématique. Le ménage, après les activités péri-scolaires, notamment lorsque que celles-ci se tiennent dans la classe, n’est pas toujours effectué. Il faut trouver des solutions alternatives à l’utilisation des salles de classe. Et voir au cas par cas dans chaque école ce qui peut être amélioré.

Informé de ces ratés lors de différentes réunions ou alerté par des parents d’élèves, j’ai saisi les élu-e-s écologistes. Le groupe EELV, notamment, est intervenu au Conseil de Paris pour que des mesures correctives soient prises rapidement. Les vœux déposés par le groupe écologiste ont tous été repris par l’exécutif parisien. « Entendus ! », nous a donc répondu le maire de Paris.

Souhaitons que les engagements pris par le Conseil de Paris se concrétisent rapidement sur le terrain.

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