Le DAL devant le tribunal : le gouvernement veut criminaliser les mal-logés

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Communiqué de presse

Les militants ne sont pas des délinquants ! C’est avec consternation que j’ai appris que le Procureur de la République assigne l’association Droit au logement devant le tribunal, suite à l’action de mobilisation en faveur des mal-logés que l’association a encadré en décembre 2007, rue de la Banque dans le 2e arrondissement. Personne ne fera croire qu’il n’y a pas la main de l’Etat derrière cette assignation. Cette démarche correspond à sa nouvelle stratégie cherchant à criminaliser les mouvements de revendication collectifs en attaquant, au portefeuille, les militants et associations afin de les mettre hors d’état d’agir. C’est déjà cette stratégie qui avait été mise en œuvre contre les opposants aux OGM et qui s’est concrétisée par l’inscription dans la loi d’un « délit de fauchage » (y compris de cultures illégales). A quand un « délit de pauvreté » inscrit dans la loi ?

L’occupation pacifique de la rue de Banque avait, certes entraîné des désagréments pour le voisinage. Mais la grande majorité des riverains avaient bien compris la nature du mouvement et, pour la plupart, s’en étaient déclarés solidaires.

Les familles de mal-logés agissaient poussées par la nécessité de leur situation de précarité de logement ou d’hébergement. La preuve en est que le Ministère du Logement a accordé un relogement à près du tiers des familles qui avaient participé à ce mouvement, et que toutes devraient à terme obtenir un logement, puisque la Ministre s’y est formellement engagé après avoir étudié les dossiers.

Une condamnation de l’Association de défense du droit au logement sonnerait comme un bien mauvais signal. Il est toujours plus facile de réprimer que de s’attacher à trouver des solutions pour les personnes les plus en précarité ou les lanceurs d’alertes.

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