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Le mouvement de libération des femmes a 40 ans

« Un enfant si je veux, quand je veux, comme je veux ». « Avortement et contraception libres et gratuits pour toutes, y compris les mineures et les immigrées »,  scandaient il y a 40 ans  les femmes du MLF naissant. Ces revendications sont aujourd’hui une réalité. Mais jusqu’à quand ?

J’ai saisi l’occasion d’une délibération du Conseil de Paris qui vise à attribuer une subvention au Planning familial pour relayer l’inquiétude exprimée par de nombreuses femmes et hommes qui sont descendu-e-s dans la rue début novembre à l’occasion des 40 ans du MLF.

En effet, 35 ans après l’adoption de la loi Veil légalisant l’avortement, et 9 ans après la loi de 2001 qui a allongé les délais légaux et permis aux mineures d’avorter sans l’accord parental, on pourrait penser que le droit à l’avortement, liberté fondamentale des femmes à disposer de leur corps, est définitivement acquis.

Il n’en est rien. Aujourd’hui, ce droit obtenu de haute lutte par les femmes est attaqué faute de structures, de médecins et surtout de volonté politique. L’accès à l’avortement est de plus en plus difficile : les centres d’interruption volontaire de grossesse sont regroupés ou fermés. Les délais d’attente pour un premier rendez-vous s’allongent. Les médecins qui pratiquent l’IVG sont de moins en moins nombreux. La loi de 2001 n’est pas appliquée …

Or il n’existe aucune volonté politique de remédier à ces difficultés dans la politique du gouvernement. Sans compter que de nombreuses idées reçues persistent dans notre société et culpabilisent les femmes, entravant l’exercice libre et serein de ce droit.

Au vu de cette réalité, les associations féministes se sont mobilisées, notamment lors de la dernière manifestation, organisée à Paris le 6 novembre par les associations du Collectif national pour le droit des femmes, l’Association nationale des centres d’interruption de grossesse et de contraception, la Coordination des associations pour le droit à l’avortement et la contraception et bien sûr le Plannig Familial.

L’avortement est un droit au cœur de l’émancipation des femmes. Nous refusons que la logique économique prenne le pas sur les droits humains. La fermeture des centres pratiquant les IVG, le démantèlement de l’hôpital public, la déshumanisation des soins est un recul considérable pour le droit des femmes à disposer de leur corps.

En votant cette délibération les élu-e-s du groupe Les Verts-Europe  Ecologie entendent rappeler leur soutien à la liberté d’avorter et affirment haut et fort qu’avorter est un droit indispensable à préserver.

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