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Soulèvement tibétain et accident de Fukushima : les commémorations du 10 mars

Liberté des peuples et sortie du nucléaire. Ces deux thématiques me sont chères. Aussi, je vous invite ce samedi 10 mars à, tout d’abord, venir commémorer à 10h, en mairie du 2e arrondissement, l’anniversaire du soulèvement du peuple tibétain de 1959.

Comme chaque année, une cérémonie de commémoration du soulèvement populaire tibétain a lieu en mairie. En présence de représentants de la communauté tibétaine à Paris, nous accrocherons le drapeau du Tibet au fronton de la mairie où il flottera symboliquement quelques jours.

Le 10 mars 1959, des dizaines de milliers de Tibétains descendirent dans les rues de Lhassa afin de protester contre l’occupation de leur pays et demander l’indépendance du Tibet. Ce soulèvement fut lourdement réprimé, entraînant, selon une estimation chinoise, près de 87 000 morts. Trois jours de massacres furent nécessaires pour venir à bout de la protestation, mais le mouvement de résistance ne s’éteignit pas.

Les conséquences du soulèvement furent la fuite vers l’Inde du Dalaï-lama, des membres de son gouvernement et de 80 000 Tibétains environ. Cependant, le gouvernement tibétain et le Dalaï-lama ont développé une résistance non-violente à l’occupation chinoise qui a donné lieu au Mouvement pour la liberté du peuple tibétain. Depuis l’année dernière les Tibétains en exile se dont donné un représentant laïque avec un premier ministre élu.

Ainsi, tous les 10 mars, les Tibétains et tous ceux qui dans le monde se battent pour la liberté des peuples colonisés, commémorent cet événement.

Nous aurons cette année une pensée particulière pour le peuple syrien qui mène une lutte terrible et courageuse contre son asservissement et pour sa liberté.

Fukushima, un an après. Ensuite, nous partirons pour participer à la commémoration de l’accident de Fukushima. Cette thématique doit pour moi être au centre de nos préoccupations. Nous devons peser de toutes nos forces pour que la sortie du nucléaire revienne au cœur de la campagne présidentielle. C’est dans cet esprit que j’ai reçu le 5 mars dernier Eva Joly, Michèle Rivasi et Eisaku Sato, ancien gouverneur de la préfecture de Fukushima. Devant une salle Jean Dame bourrée à bloc, les témoignages de nos amis nippons nous ont à la fois impressionné et révolté. Le mensonge nucléaire a encore une fois été démontré.


C’est pour cela que ce samedi, nous nous rassemblerons devant l’Agence de sûreté nucléaire, à 11h, place du colonel Bourgoin dans le 12e (métro Reuilly Diderot) pour dire que la France aussi comme l’Allemagne et le Japon de façon contrainte doit sortir du nucléaire.
Venez nombreux, et en famille, vous pourrez assister à des performances artistiques.

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