Un logement, une école…

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Et des papiers ! La lutte des familles expulsées de Cachan – qui depuis le 18 août vivent dans un gymnase – est emblématique de l’ampleur de la crise du logement, de la brutalité du gouvernement avec les sans papiers et les migrants. Emblématique, également, de l’aggravation des discriminations racistes et de la précarité dans notre société.

Depuis trois ans, ils vivaient, faute de mieux, dans un bâtiment désaffecté de la cité universitaire de Cachan. Après avoir laissé la situation se dégrader gouvernement fait le choix de la brutalité. Le 18 août, alors que rien ne le justifie, il donne l’ordre à la police de lancer l’assaut contres les habitants. Résultat de cette action brutale : 15 personnes blessées, dont 2 enfants et 11 femmes.
Depuis cette date, les expulsés sont installés dans un gymnase mis à disposition par la mairie de Cachan.
La détermination et le courage des mères de familles est a souligner. Elles connaissent déjà les hôtels qui les installent dans la précarité, l’exiguïté, l’éloignement, parfois l’insalubrité des lieux d’hébergement où on les installe. Des hôtels sur des zones industrielles, sans transports en commun, ni commerces où il est impossible de cuisiner et de laver du linge. Et sans possibilité de se rendre au travail ou à l’école pour les enfants,
Des expulsés ayant accepté « l’hôtel » ont été arrêtés par la police. Trente d’entre eux sont encore enfermés, menacés d’expulsion ou de prison. Six sans papiers ont entamé une grève de la faim depuis le 22 août. Face à l’intransigeance du Préfet, les expulsés et le Comité de soutien exigent du gouvernement et du Ministre de l’Intérieur :
–         la libération des expulsés interpellés, et l’arrêt du harcèlement policier.
–         le relogement décent et durable de tous les expulsés et dans l’attente la réquisition de logements vacants.
–         La régularisation des sans-papiers.
–         Le respect de la scolarisation des enfants.
–         Une table ronde d’urgence avec les représentants du gouvernement, les représentants des expulsés, les représentants du Comité de soutien et les élus.
(Avec les « 1000 de Cachan » et du comité de soutien : AC ! AITEC, AMES, AMF, APEIS, ATTAC, Cimade, Com. des sans-logis, Col. des sans papier de St Bernard, CGT,  CNL 94, DAL, Droits Devant !!, FCPE, FSU, GISTI, LDH, MRAP, Réseau IPAM, RESF, RESOCI, SOLIDAIRES, Utopia, ZANADOAN. JC, LCR, PCF, LO, Les Verts, les alternatifs).

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