Souriez, vous êtes sous surveillance

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Je suis chère, inefficace et inquiétante. Qui suis-je ? La vidéosurveillance ! Le contribuable paie pour une sécurité tout à fait illusoire. Et pour le plus grand bonheur des sociétés de sécurité qui anticipent de juteux profits, liés à la peur qu’ils entretiennent savamment, avec parfois, la complicité des pouvoirs publics. Au conseil de Paris du mois d’octobre, le Préfet de Police a présenté, son plan d’implantation de 1000 caméras dans Paris. Avec l’aval du Maire de Paris qui semble rejoindre les partisans du « moins de démocratie pour plus de sécurité ».

Je suis chère, inefficace et inquiétante. Qui suis-je ? La vidéosurveillance ! Le contribuable paie pour une sécurité tout à fait illusoire. Et pour le plus grand bonheur des sociétés de sécurité qui anticipent de juteux profits, liés à la peur qu’ils entretiennent savamment, avec parfois, la complicité des pouvoirs publics.
Une seule caméra de voie publique revient à 20 000 euros par an – car une fois en place, il faut l’entretenir et payer des gardiens pour visionner les images. A Londres, où les premières caméras ont été installées il y a 30 ans, un récent bilan du ministère de l’intérieur parle d’un « échec total ». Une caméra n’empêche pas les délits ; ces derniers sont commis un peu plus loin. Au mieux, dans 3% des cas, elle permet de retrouver plus rapidement les auteurs d’infractions.
Ce qui n’a pas empêché le Préfet de Police de présenter, au Conseil de Paris du mois d’octobre, son plan d’implantation de 1000 caméras dans Paris. Avec l’aval du Maire de Paris qui après s’être rallié au libéralisme, vient de rejoindre les partisans du « moins de démocratie pour plus de sécurité ».
Une sécurité illusoire bien sûr. Aucune caméra n’a jamais empêché un attentat terroriste dont la menace est brandie à tout bouts de champs par les partisans de la surveillance généralisée. A Londres les caméras n’ont rien pu faire contre attentats de juillet 2005. Certes, les terroristes ont été identifiés rapidement. Mais on oublie vite les bavures. Le touriste brésilien mal identifié par une caméra et abattu à bout portant par la police, persuadée d’avoir reconnu l’un des auteurs de l’attentat a vite été supprimé des mémoires.
Quant à la lutte contre la délinquance, elle passe par un travail sur ses causes : lutter contre le manque d’éducation, les inégalités sociales, le chômage. Et une véritable volonté de démanteler les réseaux de fourniture de drogues, aujourd’hui volontairement abandonnés aux mains des mafias. Par exemple, dans le 2e arrondissement, une caméra rue Greneta ne ferait que déplacer dans les rues adjacentes le problème des nuisances liées à la présence du trafic illicite de stupéfiants.
Relisons le livre d’Orwell « 1984 ». Big Brother y surveille, pour votre bien, tous vos déplacements et agissements. Certes, en démocratie nous n’avons pas grand chose à craindre. Mais ne mettons pas en place les conditions pour qu’un pouvoir peu scrupuleux puisse, un jour, avoir les moyens de tout contrôler

22 réponses

  1. En accord total avec votre point de vue.

    De toute façon, il faut noter que, depuis qu’un certain Ministre de l’Intérieur a déclaré que les policiers n’étaient pas des « nounous » ni des « éducateurs », la présence policière permanente, dans les quartiers, dans les cités des grands ensembles, dans les lieux publics n’existe plus.

    Chaque citoyen peut, de cette façon, se livrer à toutes sortes d’infractions aux lois, aux décrets, aux règlements, aux arrêtés

    Cela commence avec l’irrespect des enseignants et se poursuit jusque dans la criminalité des trafiquants de drogue.

    La mise en place de caméras de surveillance ne remplacera jamais la présence des « gardiens de la paix », qui n’étaient pas là pour réprimer, mais pour aider et rappeler à l’ordre les contrevenants, simplement par injonction verbale, sans devoir sanctionner par une contravention.

    Enfin, cette surveillance, froide, sans âme, indiscrète et invisible met très gravement en danger nos principes républicain et démocratique.
    C’est une marche vers un système indigne de notre pays, celui qui a édicté, au monde, la charte des Droits de l’Homme.
    « 1984 » pourrait bien devenir « 2009 » !

  2. Merci pour votre commentaire très pertinent qui va bien dans le sens des inquiétudes exprimées (ou ressenties) par beaucoup de citoyens qui déplorent cette déshumanisation de la société et de notre vie désormais placée sous surveillance de robots en tous genres. JB

  3. Bonjour,

    Sans citer George Orwell, cela permettrait peut-être de dissuader les revendeurs de drogue qui sévissent à l’angle de la rue Greneta et St-Denis, d’insulter et de commettre des actes de violences sur vos concitoyens (et pour certains électeurs).
    Votre seule alternative proposée lors d’une réunion avec M. Le Commissaire a été de verbaliser les scooters et les voitures des délinquants qui stationnent dans le quartier plus de 30 min (à cet effet, malgré mes demandes à votre collègue de la circulation, on me refuse toujours une carte d’accès au quartier car j’utilise Caisse Commune et que je n’ai donc pas de garte grise à fournir, cela est très pratique avec deux enfants en bas age, et cela est en bonne adéquation avec votre étiquette politique; les journalistes apprécieront…)
    Il s’agit pourtant là d’une mesure qui dissuaderait avec une publicité au moins les acheteurs et assècherait le marché, à moins que vous préfériez que nous nous faisions insulter et bousculer….

    A bon entendeur

  4. Bonjour,

    Je viens de tomber sur votre blog en me promenant sur celui de Georges Moréas. Je réside au carrefour des rues Saint Denis et Greneta. Je vais me permettre de commenter votre article en en reprenant l’introduction, en la détournant et en vous décrivant mon cadre de vie quotidien.

    Souriez, vous êtes sans surveillance
    Je ne suis pas chère, inefficace et inquiétante. Qui suis je? L’absence d’écoute des pouvoirs publics aux problèmes du quotidien
    Le contribuable paie pour une sécurité tout à fait illusoire. Et pour le plus grand bonheur de petits malfrats qui anticipent de juteux profits, liés à la peur qu’ils entretiennent savamment, avec parfois, la complicité des pouvoirs publics. Car vous pensez comme moi qu’il n’est en effet pas possible que les délits commis par ces individus ne soient jamais punis.
    Je ne relève pas la petite phrase sur le rattachement au libéralisme du Maire de Paris qui vous a quand même permis d’être à la place que vous occupez. Je ne relève pas non plus le petit passage sur l’échec total de la vidéosurveillance qui ne permet que dans 3.00% des cas de retrouver les coupables ce qui est effectivement moins bien que de ne pas les retrouver du tout (imaginez un instant que parmi ces 3.00% de délits on trouve le violeur de la fille de votre meilleur ami, le meurtrier de votre voisin ou bien encore le dealer responsable de l’overdose d’un de vos proches).
    Lutter contre le manque d’éducation, les inégalités sociales, le chômage … très bien pour le futur mais aujourd’hui que fait t on ? Je vois tous les jours au pied de la maison des associations deux jeunes qui habitent les appartements au dessus, qui font des « courses » pour ces malfrats et qui reçoivent de l’argent en retour. C’est ce modèle que prennent en références ces deux frères, le modèle de l’argent facile et pas vraiment celui de l’intégration républicaine. Quel avenir leur préparez-vous ?
    Ensuite quelle logique y a-t-il à laisser d’un côté l’insécurité, l’incivisme se développer et de l’autre essayer de promouvoir des commerces de proximité ?
    Vous pensez que les clients potentiels des commerces bio, de la cordonnerie et des restaurants de la rue Saint Denis vont tomber sous le charme de types qui hurlent, écoutent de la musique à fond dans leur voiture, boivent de l alcool, trafiquent et consomment de la drogue, jettent des détritus par terre, interpellent toutes les femmes à toutes heures du jour et de la nuit.
    Le fait de ne rien faire et /ou de laisser faire détruit tous les efforts que vous avez entrepris dans l’amélioration du quartier. Quel est le raisonnement qui sous-tend ce laisser faire?
    J’ai presque envie que vous arrêtiez les frais et que vous destiniez les fonds dépensés à d’autres projets de développements plus durables.
    Vous allez certainement me dire que le fait d’aller chercher systématiquement ma femme au bout de la rue pour ne pas qu’elle subisse leurs insultes est également normal.
    Je finis ici.

    J’aimerai que vous ne preniez pas ce texte pour une attaque. Mais plutôt comme une description fidèle de ce qui est le quotidien des riverains du carrefour.

  5. Je vous ai déjà envoyé un mail incendiaire il y a quelques temps au sujet du problème de l’angle de la rue st Denis et de la rue Greneta, qui a abouti à un dendez-vous avec le responsable UMP de l’arrondissement. En effet, puisque vous ne jugez pas digne de vous occuper du problème, et que vous essayez de tout faire pour que ça (en) reste là, je viendrai avec joie et véhémence vous invectiver lors du conseil de quartier.
    Etant donné que vous êtes un représentant -rien de plus somme toute- des habitants du quartier, il serait de bon ton de prendre en considération ce qu’ils endurent. A moins bien sûr, que vous n’ayez le poste de maire que parce que vous avez un ego surdimensionné, ce qui semble être le cas de beaucoup de gens de gauche en ce moment…

  6. "Quant à la lutte contre la délinquance, elle passe par un travail sur ses causes : lutter contre le manque d’éducation, les inégalités sociales, le chômage. Et une véritable volonté de démanteler les réseaux de fourniture de drogues, aujourd’hui volontairement abandonnés aux mains des mafias. Par exemple, dans le 2e arrondissement, une caméra rue Greneta ne ferait que déplacer dans les rues adjacentes le problème des nuisances liées à la présence du trafic illicite de stupéfiants"

    Vous avez raison cher maire : ne faites rien qui puisse troubler la quiétude du quartier situé au carrefour des rues Greneta et Saint Denis (que je quitte définitivement et sans regrets) aux mains des petites mafias qui y règnent et ce de manière provocatrice ! Soyons solidaires de ces personnes démunies et livrées à elle même et favorisons la contribution de ces joyeux habitants à la vie démocratique. Femmes même voilées, faites-vous gaiement insulter par ces garçons si galants ! Hommes, n’hésitez pas à relever les défis physiques pleins de bons sentiments ! Comment ça !! vous n’êtes pas heureux ?!!! Vous n’êtes que de dangereux facho – crypto – Sarkozystes et racistes par dessus le marché!! Achetez-leur donc leurs produits labelisés bio c’est bon pour le commerce local et pour le respect de l’environnement et fumez-en un peu cela vous décontractera, nom d’un robin des bois !

    M. Boutault, trêve de plaisanteries, quand tout un quartier souffre quotidiennement d’insécurité en provenance d’un certain nombre d’individus, quelles peuvent être les solutions durables ? Demander à ces messieurs s’ils souhaitent travailler 35 h par semaine pour gagner moitié moins que ce qu’ils tirent actuellement de tout leur traffic…pas sûr qu’ils y trouvent leur compte. Le manque d’éducation ? certes. Ils ont en moyenne autour de 25 ans (certains plus), ils peuvent bénéficier de formations professionnelles mais pensez-vous raisonnablement leur apprendre à respecter une femme ou un homme à cet âge ? Les inégalités sociales ? oui, elles existent mais que peut-on faire de plus que ce qu’il existe actuellement (logement social, éducation, présence associative, prestations sociales diverses) ? Vous avez même fait ouvrir un ensemble de locaux à usage associatif à cet endroit. Que faut-il faire de plus pour qu’ils respectent leur semblable (oui, vous et nous) ? Leur proposer gratuitement un hummer tout équipé façon gangsta rap ?

    Vous savez très bien qu’il existe une petite minorité de délinquants dans ce quartier. Installer des caméras, nous le savons pour la plupart d’entre nous, ne dénouerait pas les liens enchevêtrés de la délinquance…mais votre apparent immobilisme non plus, et ceci, nous commençons également à nous en inquiéter.

    Cordialement.

  7. J’ai habité 4 ans à Nanterre (zone "sensible") et ait décidé de venir m’installer rue Greneta pour l’achat d’un appartement.
    Bizarrement en 4 ans à Nanterre je n’ai jamais vécu ce que je vis dans le 2ème arrondissement !
    Plutôt ironique, non?
    Impossible de sortir ou de rentrer chez moi sans avoir à entendre les imbécilités (voire vulgarités) de la "petite mafia" ridicule qui séjourne en permanence en bas. Mais le plus drôle, c’est qu’on se demande vraiment qui fait la loi, les rares fois où on voit la police qui ôse difficilement s’approcher à plus de 5 mètres d’eux.
    Mon mari souhaite désormais systématiquement venir me chercher afin que je n’aie pas à moi seule à déloger une bande de 10 hommes de devant ma porte d’entrée.

    Une question : habitez vous dans le quartier Mr Boutault?
    Je doute que vous supportiez vous même ce genre de situation en sortant et en rentrant chez vous tous les jours; vous ou votre femme ou même vos enfants.
    Alors, s’il vous plaît, arrêtons les beaux discours et les "mais il faut les comprendre ces pauvres jeunes dans le désarroi", la société Française offre des dizaines de possibilités de s’en sortir, c’est eux qui ne veulent pas s’en sortir, mais c’est un autre débat, l’important là, dans l’immédiat, c’est de savoir rétablir l’ordre, ne pas rentrer dans leur jeu de culpabilité, et avoir un peu de c….. monsieur le maire.

    Avec mes plus sincères regrets,
    Une habitante du 163 rue saint denis.

  8. Mr le maire,
    après vous avoir lu, je comprends maintenant pourquoi les delaers s’affichent dans la rue Saint Denis sans être inquiétés. D’ailleurs ils ont récemment tirés plusieurs coups de feu sans conséquences gaves. Mais qu’attendez vous pour agir a lieu de critiquer ? Et que proposez vous à part le mépris des citoyens qui vous ont élus ? Je vous signale que le 2ème arrondissement ne se résume pas à la rue Montorgueil. Vous manquez de courage. Dommage j’ai voté pour vous et je m’en mords les doigts.

  9. M. BOUTAULT serait-il auto censeur ?

    Veuillez trouver ci-après l’original de l’article ou la mairie du 2eme propose simplement de ne rien faire car le problème ne serait que DÉPLACÉ !!!

    Quel volontarisme, quel courage !!

    Applaudissons la politique de l’AUTRUCHE.

    M. BOUTAULT ne veut rien faire, car :

    – NON, il ne veut pas essayer d’ERADIQUER le problème,
    – NON il ne veut pas DEPLACER le problème,
    – OUI il ne veut pas de vagues
    – OUI il il se défausse de ses RESPONSABILITÉS

    Mais où est donc monsieur BOUTAULT votre sens des responsabilités et de l’honneur ?

    <a href="">coursgreneta.free.fr/mair…

  10. J’ai fait le rêve qu’un jour nos pouvoir publics se lèveront et vivront la vraie signification de leur credo:"Nous tenons cette vérité pour évidente :que tous les hommes naissent égaux." J’ai fait le rêve qu’un jour sur les carreaux blancs du carrefour greneta saint denis les riverains auraient les mêmes droits que les racailles qui y sévissent: le droit d’aller et venir à leur guise, de molester, d’intimider, de souiller, de menacer, de nuire. J’ai fait le rêve qu’un jour que même dans cette zone de non droit, zone étouffant sous la chaleur de l’injustice, étouffant sous la chaleur de la loi du plus fort, sera transformée en un oasis de liberté et de justice.
    Plaisanteries mises à part, j’aimerai que vous me disiez monsieur le maire quand pourrai je à nouveau goûter ma liberté?
    Pour l’instant, le citoyen est interloqué par votre gestion et semble t il par le peu de cas que vous faîtes de la majorité silencieuse.
    J’aimerai vous faire parvenir le même message que celui que vous avez adressé à Madame Boutin dans votre post intitulé "Bougez vous madame la ministre!" lors de l’occupation du trottoir de la rue de la banque
    Bougez vous monsieur le maire! et à mon tour de vous demandez:
    "Que faites vous monsieur le maire?"
    J’espère que vous ferez aux moins un commentaire en réponse aux points soulevés par les différents intervenants. Madame Boutin vous a répondu certes par voie de presse mais vous a répondu. Vous pour l’instant pas.
    Peut être devront nous alors attirer l’attention des médias et de l’opposition.

  11. Nicolas, j’ai eu un rendez-vous avec M. Lekieffre, membre UMP de l’arrondissement qui confirme en effet la non-volonté de M. Boutault d’agir. Ce rendez-vous faisait suite à un mail que j’avais adressé au maire et auquel il m’avait répondu en gros que si je n’étais pas content, il y avait d’autres arrondissements à Paris et que de toute manière il n’avait pas eu -sous-entendu "n’aura"- besoin de ma voix pour être élu…

  12. J’oublie d’ajouter que j’ai envoyé un double de mon mail à la mairie de Paris qui s’est bien gardé de me répondre… Mais est-ce bien surprenant ?

  13. Je m’inscris en faux contre les propos que vous tenez, Monsieur Sylvain G. Je vous mets au défi de prouver que j’aurai répondu à votre courrier que "vous n’aviez qu’à allez vivre dans une autre arrondissement, si vous n’étiez pas content".
    Vous dites que l’élu UMP a votre préférence politique. C’est votre droit le plus stricte en démocratie. S’il vous plait, évitez d’instrumentaliser les questions de délinquances à des fins de politique partisane.
    Cet élu dit donc la vérité lorsqu’il vous "confirme ma non volonté d’agir" ! Lui qui se dit pourtant si volontariste ne met même plus les pieds dans le 2e arrondissement où il ne travaille ni n’habite. Il n’assiste même plus aux Conseil d’arrondissement…

  14. Jacques, que faîtes-vous ? non ce n’est pas Bernadette Chirac, c’est moi Bernadette, une de vos nombreuses concitoyennes du 2ème ! J’habite rue Greneta et j’en ai plus qu’assez du comportement de ces mecs là, et en plus ils sont dangereux. Arrêter de renvoyer la balle sur le dos de la Préfecture et/ou sur B. Delanoé. Soyez contructif, on vous en sera reconnaissant.

  15. Vous avez la mémoire très courte ! Je ne m’abaisserai donc pas à vous ressortir un mail que vous n’avez peut-être pas écrit vous-même… Alzheimer vous guetterait-il ?
    Ce n’est pas une question de politique mais il faut avouer qu’il est le seul, ce responsable UMP à m’avoir accordé du temps alors que vous vous êtes bien gardé de me donner un rendez-vous !
    Je préfère encore un homme qui ne vit pas dans le quartier mais prend du temps pour écouter ceux qui y habitent -peut-être pour agir…- que quelqu’un comme vous qui y habitez peut-être mais n’agissez pas ! Et quel que soit son bord politique !

  16. Je reviens de la réunion de quartier. Mon cher Sylvain vous aviez raison. Mais tout n’est pas perdu si vous vous voulez lancer dans les trafics en tout genre le maire et les services de police vous donnent leur bénédiction 🙂

    En gros La police ne peut rien faire. Elle ne peut procéder qu’à des flagrants délits qui sont impossibles à mettre en place car les individus dont nous avons déjà parlé à de nombreuses reprises sont trop forts ("wesh wesh royo t’aurais trop kiffer de tems la réunion 🙂 c bon on peut continuer longtemps longtemps trop dla balle). Et quand bien même ils seraient arrêtés, un juge les libérerait immédiatement.

    Selon le Maire, il n’ y a plus rien à faire. Tout a été tenté. Non pas tout, un cabinet de conseil en problème urbain devrait commencer un travail de réflexion sur les possibilités de changer la donne au carrefour Greneta Saint Denis début décembre. Peut être aurons nous les résultats (projet de reaménagement du carrefour avec parcours floral et distribution de colliers de fleurs, ainsi qu’une thérapie de groupes offerte pour une achetée) septembre (2010 ou 2011)? Il est vrai aussi qu’un des membres du conseil de quartier à entendu dire que si on s’y mettait tous et qu’on allait tous les harceler, on pourrait les faire partir 🙂 Il a d’ailleurs demandé à Jacques d’aller leur toucher deux mots. J’espère monsieur le maire que vous prendrez un peu de temps pour essayer cette méthode.

    En gros les bisounours sont à la tête de la mairie, la police ne se sent pas de taille à affronter ces 15 idiots de 25 ans, et oui ces 15 petits rigolos qui ne jettent ni machines à laver, ni scooters du haut des immeubles, qui ne sont pas armés jusqu’aux dents, qui ne brûlent pas (encore) les camions de pompier… hum… peut-être qu’un stage d’aguerrissement dans le 9-3 pourrait être bénéfique aux forces de l’ordre (ou plutôt faiblesses du désordre)?

    Ne croyez pas que tout cela me fasse rire… je suis juste totalement abasourdi par ce que je viens d’entendre et voir, et vraiment désabusé par tant d’inefficacité, mais surtout par le manque d’implication flagrant des principaux acteurs du dossier.

  17. Je proposerais bien de faire un sitting devant la mairie un premier jour, histoire que M. L’incapable, pardon, M. le Maire -je m’étais trompé de titre- voie ce que sont réellement des incivilités et le fait de ne pas pouvoir vivre tranquille ; puis devant la préfecture afin qu’elle ne mette pas presque 10 ans à agir -au passage, il est assez drôle pour un maire à l’étiquette verte de mémarrer comme un diesel et de caler avant même de faire quelques mètres…- !

    PS : Je ne suis pas certain qu’il ait compris que le départ en masse après l’évocation de ce problème soit un désaveu flagrant de sa (non) façon d’agir ! Au moins sera-ce clair avec ce dernier message.

  18. Vous avez brisé l’égalité des droits en abolissant les libertés des résidents du quartier St-Denis. Vous avez mis fin au monopole des droits à la sécurité et à la liberté de circuler dans tous ces grands offices de l’État, dans les rues, dans les parcs. Vous avez déclaré que l’homme le plus mafieux de ce pays est l’égal des plus humbles. Cette liberté que vous nous avez confisquée pour vos intérêts, vous l’avez retirée aux habitants des rues St-Denis et Greneta et vous confiez à l’opposition la mission de bâtir l’avenir sur l’espoir que vous avez fait disparaître. C’est plus qu’une défaite dans une bataille, plus que les réunions inutiles et les décisions contradictoires et toutes ignorances aux cris du peuple. Ce laxisme, cet étouffement pour tous les habitants, partout en tout lieu, cette crainte, cette peur de jouir des simples libertés, jamais personne à la mairie ne pourra l’étouffer. Vos mandats auront été inutiles, vos vies auront été vécues en vain.

  19. Cher Nicolas,
    "Le maire ne fait rien", " Le maire refuse d’agir", "Manque d’implication flagrant", etc.. (on se demande d’ailleurs bien pourquoi il ne se rend pas sur place pour pousser une gueulante, le maire, une vraie, afin disperser définitivement tous ces indésirables, d’un ton de voix autoritaire et tonitruant. On vous le dit : il ne veut rien faire !). Heureusement, "l’élu de l’opposition, lui, nous a entendu"…
    Tout cela prêterait à rire si la situation n’était pas aussi sérieuse. Vos propos sont cousus de fil blanc. Ils sont non seulement improductifs, mais également souvent irrespectueux à mon égard, outre qu’ils sont injustes et faux.
    J’agis dans le cadre des moyens que me donne le Code général des collectivités territoriale. Demandez donc, comme je le fais sans lassitude, aux services de l’Etat de faire de même dans le cadre législatif, cela sera certainement plus utile.
    Cordialement tout de même.
    JB

  20. Je ne comprends pas pourquoi, alors que les maires n’ont pas de pouvoirs de police à Paris, ces quelques habitants de la rue Grenéta et Saint Denis sont aussi invectivants à votre égard. Ou si je comprends. Ils sont de droite alors ils tapent sur un maire de gauche. Pourquoi ne s’en prennent-ils pas aux véritables responsables de la sécurité publique ceux quoi ont des moyens légaux pour agir : la préfecture de police, la ministre de l’intérieur et le gouvernement ? Parce que cela les mets dans la situation de se tirer une balle dans le pied. S’il ne se passe rien pour que la situation change rue Saint Denis c’est parce que la droite a intérêt à ce qu’il ne s’y passe rien… et en plus cela remonte son électorat épris de sécuritarisme.

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