Sortir du gouvernement ne saurait se concevoir sans stratégie préalable

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Sortir du gouvernement ? Cette hypothèse a été évoquée récemment par un dirigeant EELV – qui y il a quelques semaines encore, regrettait de ne pas en faire partie. Un revirement qui ne s’explique pas seulement par l’approche de notre Congrès.

La position des écologistes est de moins en moins tenable. Après six mois, la politique menée par Manuel Valls envers les Roms, la répression qui s’abat sur Notre-Dame-des-Landes, les reculs concernant la fiscalité écologique, le « pacte de compétitivité », le TSCG, la relance de Fessenheim… et j’en passe, conduisent de nombreux militants à s’interroger.

Qu’est-on venus faire dans cette galère ? J’appartiens à une sensibilité du mouvement, qui dès l’origine, en l’absence d’un contrat de gouvernement, avait exprimé de fortes réserves concernant notre participation.

Bien sûr, il est normal que le débat ait lieu. Mais je m’étonne de la forme que prend ce débat.  A quelques jours de notre Conseil Fédéral qui pourrait aborder ces questions, des dirigeants nationaux tiennent dans les médias des propos « qui n’engagent qu’eux » mais qui, bien entendu, nous engagent tous.

Les uns expriment leur scepticisme sur notre utilité, les autres en appellent à la responsabilité ou à la maturité. Or si le débat est indispensable, il doit prioritairement s’engager au sein de nos instances internes. Il en va de notre crédibilité.

Sortir ou pas du gouvernement ne saurait se concevoir qu’à l’intérieur d’une stratégie largement partagée et débattue et permettant d’ouvrir de nouvelles perspectives.

Les déclarations personnelles sur ce sujet, dans les médias, ne font qu’accroître la cacophonie et ne servent pas l’écologie politique.


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