Rue de la Banque, la manière forte n'est pas la solution

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J’ai, à plusieurs reprises, interpellé la ministre du logement sur la situation de ces femmes, hommes et enfants qui, depuis le 3 octobre, dorment dehors, rue de la Banque. Mais, après un mois de conflit, la seule réaction est la manière forte. L’expulsion surprise des familles, par la police, au matin du 31 octobre, n’est pas admissible. Alors même que la loi sur le Droit au logement opposable (Dalo) met le gouvernement dans l’obligation d’agir, madame la ministre choisit de réprimer la misère et de cacher le problème. Ce n’est pas la bonne solution ! Les familles ont dores et déjà indiqué qu’elles se réinstalleraient dès qu’elles en auront l’occasion.
Ces mal-logés, en acceptant de vivre dans la rue et dans le froid, veulent témoigner de leur détresse. Aussi, je tiens à souligner l’esprit citoyen et solidaire des riverains qui pour la plupart, malgré la gêne occasionnée, comprennent et respectent les occupants temporaires de leur rue.
Mais cette évacuation est d’autant plus insupportable que jamais, dans toute son histoire, la France n’a été aussi riche. Ces personnes, toutes en situation régulière, travaillent mais ne gagnent pas suffisamment pour se loger dignement, eux et leur famille.

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