Pourquoi l'écologie est de gauche

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La tentative de récupération de l’écologie politique, menée par la droite, pourrait prêter à sourire si les médias ne se laissaient pas aussi complaisamment manipuler en relayant les contrevérités de ceux qui, depuis des siècles, oppriment les faibles, exploitent la force de travail, pillent les matières premières et polluent sans limites…

L’écologie ne se reconnaît pas dans la loi du plus fort qui est le propre du capitalisme (des libéraux ou néo-libéraux dit-on maintenant). L’écologie considère que les ressources de la planète, disponibles dans la nature, sont limitées et constituent notre bien commun. Les ressources naturelles n’appartiennent pas à ceux qui savent les exploiter et ne sont pas gratuites.  
L’écologie politique repose clairement sur le principe du développement soutenable : répondre aux besoins des générations actuelles, en commençant par les plus pauvres, sans compromettre la capacité de satisfaire ceux des générations futures. Donc l’écologie politique est anti-libérale. Et son parti « Les Verts » de gauche.
Alors pourquoi cette confusion droite/gauche ? Pour deux raisons essentiellement. La première tient à la volonté de dépolitiser le débat. Les dominants, ceux qui possèdent les moyens de production (ou ceux qu’ils rémunèrent pour leur permettre de conserver le privilège de pouvoir réaliser la plus value à partir du travail) ont intérêt à cette dépolitisation. La deuxième tient à la mauvaise image de la politique et au positionnement tactique qui en découle qui consiste à chercher à amener vers l’écologie des gens ne se reconnaissant pas dans le clivage traditionnel droite/gauche. Il s’agit d’un leurre.
La gauche historique possède une part de responsabilité dans cette tentative de récupération de l’écologie par la droite. Plus respectueuse des êtres Humains, la gauche a pourtant longtemps considéré que « consommer plus » suffirait à faire le bonheur du prolétaire.
L’écologie s’inscrit en rupture avec cette pensée marxiste et socialiste. La mise en commun des moyens de production ne résout pas les questions de pollution et de retraitement des déchets. Le retraitement des déchets doit être imputé sur le coût des marchandises. La planification centralisée et planifiée de la production porte en elle les germes d’une société totalitaire, contraire au respect de la vie et à la liberté d’aller et venir.
Pour l’écologie politique, le bonheur ne passe pas par la possession de plus de biens matériels. Produire suffisamment pour que tous les prolétaires atteignent un niveau de vie égal à celui de la bourgeoisie, renvoie à une conception productiviste de la société qui n’est pas celle l’écologie.
Croissance non sens. La croissance sans limite, comme horizon indépassable du développement humain, est absurde. L’écologie politique prône la décroissance sélective. Et avant tout la décroissance de notre empreinte écologique.
Ne se reconnaissant pas dans une part de l’idéologie des partis de gauche traditionnels, l’écologie est un paradigme politique. Elle veut opérer une rupture par rapport à un mode de développement « prédateur » qui exploite les humains et la nature, et n’a d’autre vérité qu’économique.
L’écologie politique s’inscrit dans la logique du progrès, des luttes contre l’obscurantisme (religieux), pour l’égalité (homme/femme) pour l’émancipation des humains (contre l’aliénation au travail). C’est un mouvement internationaliste (contre les frontières et les inégalités nationaux/étrangers).
Tous ces combats impulsés historiquement par la gauche, font que « naturellement » l’écologie est une émanation de la gauche et construit des alliances à gauche.

0 réponse

  1. il me semble que l’écologie est bien plus riche que ce que tu le dis ici. on peut trouver des écolos capitalistes, des écolos libéraux.. et l’un n’est pas identique à l’autre puisqu’on peut être libéral et anticapitaliste par exemple..
    les écolos capitalistes considèrent qu’il faut augmenter le stock de "capital naturel".
    quant aux écolos libéraux, ils ne diraient pas que les ressources naturelles sont gratuites mais qu’il faut faire payer les exploitants via un système d’enchères par exemple, ou un marché de permis à polluer qui revient à faire payer le pollueur au profit de la collectivité.

    pour ce qui est de la croissance, ce n’est un non sens que si on la considère comme une augmentation des quantités produites alors que la croissance intègre également de la qualité dans les produits et les services permettant par exemple de réduire notre empreinte écologique avec du matériel informatique moins énergivore.

  2. un petit ajout mais pas sans importance. en France, les Verts ont fait le choix de la gauche et des coalitions avec d’autres formations de gauche. pour autant, les partis écologistes en Europe ne sont pas tous à gauche, certains comme Strana Zelenych (les Verts tchèques) se situent au centre-droit de l’axe gauche-droite. ne peut-on pas faire de l’écologie sans devoir sans cesse coller une étiquette "certifié de gauche" ou "origine de droite" ?

  3. Les français gagneraient à élire davantage de maires écolos de gauche, à l’image de celui du 2e arrondissement de Paris : humble, actif, proche des gens, efficace.

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