Pourquoi il faut sauver l'ours

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La liste des espèces en extinction ne cesse de s’allonger. Un mammifère sur quatre, un amphibien sur trois, un oiseau sur huit sont menacés de disparaître. Réptiles, insectes et végétaux s’éteignent. L’Union mondiale pour la nature (IUCN) a recensé plus de 16000 espèces menacées et estime que le rythme actuel d’extinction est cent mille fois plus élevé qu’au 19e siècle.
Les responsables ? La dégradation des milieux naturels au profit de zones urbaines, industrielles et agricoles. La surexploitation des ressources (surpêche, épuisement des matières premières, arrosages…). Notre mode de consommation qui entraîne la pollution de l’air, de l’eau, des sols (déchets dont nucléaires). Nous qui perturbons le climat par l’usage non raisonné de l’automobile (accroissement de l’effet de serre).

Gorilles, ours, baleines,… pour les générations futures, pourraient n’avoir été que des images dans les livres d’enfance… comme la licorne ! Ces disparitions programmées sont les plus visibles. Donc les plus symboliques. Mais au-delà de l’immense sentiment de tristesse que génère la perte définitive de ses compagnons immémoriaux des humains, au-delà de la révolte que ces mises à morts nous inspirent, au-delà de l’absence de sens d’une société qui s’uniformise… la biodiversité est une immense source de vie.
Toute espèce qui disparaît, même la plus petite, ou insignifiante, entraîne une perte irrémédiable de son patrimoine génétique. Ce sont donc les ressources à la fois ultimes et initiales de l’humanité qui se perdent à jamais. Une phénoménale réserve de créativité naturelle dans laquelle les humains peuvent puiser les éléments essentiels à leur survie. Un lien sur le long terme avec le potentiel génétique commun disparaît. C’est homme qui est train de s’éteindre !
L’ours des Pyrénées est plus qu’un symbole. Protéger la forêt primaire amazonienne est une urgence majeure ? Commençons par défendre les espèces autochtones, sur l’Hexagone. C’est plus facile de donner des leçons en matière de préservation de l’environnement en Amérique Latine ou en Asie que de les appliquer en France.
La PAC (politique agricole commune européenne) porte cette vision utilitariste du monde et de la nature. La paysannerie de montagne souffre de la pénibilité du travail autant que de sa dépendance financière à l’égard des subventions. Les bergers sont condamnés à la productivité dans un environnement fragile. Pour la réintroduction des espèces, la préservation du vivant et des écosystèmes, il faut une politique de la nature. Objectif : réorienter les aides en direction du « monde rural » et pas au seul profit d’une agriculture productiviste (intensive et extensive à la fois).
On n’impose rein de durable par la force. La ministre dite de l’écologie ne peut qu’échoir. Elle est prise entre la mauvaise application de la PAC européenne en France et la logique ultra libérale du gouvernement auquel elle appartient. Ce qui démontre, à nouveau, l’incompatibilité entre logique productiviste et écologie politique.

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