Parrainages d'enfants de parents sans papiers dans le 2e arrondissement

Partager sur facebook
Partager sur twitter
Partager sur linkedin
Partager sur pinterest
Partager sur whatsapp
Partager sur email

Je voudrais remercier et saluer le courage des marraines et parrains qui ont pris devant moi l’engagement solennel de venir en aide à ces enfants et leur famille, s’ils venaient à être inquiétés en raison de leur situation au regard du droit de séjour. Ce 17 juin, six familles dont les enfants sont scolarisés dans le 2e arrondissement ont été parrainées en mairie.

Le 30 juin 2006, va expirer le sursis accordé aux élèves majeurs sans papiers et aux parents avec enfants mineurs scolarisés, sans titre de séjour, dans les écoles du 2e arrondissement.
Des milliers, d’élèves et leurs familles risquent l’expulsion. C’est leur avenir et leur vie mêmes qui risquent d’être anéantis.
Ces décisions d’expulsions suscitent dans l’opinion parisienne un large émoi et une juste indignation.
Depuis quelques mois, la population de Paris se mobilise. Sous l’impulsion du Réseau éducation sans frontières, pétitions, actions de soutien, parrainages s’organisent. Objectifs : faire barrage à ces reconduites à la frontière ; s’opposer à la chasse à l’enfant.
En droit français, l’obligation scolaire s’impose à tout enfant résidant sur le territoire national, sans distinction de nationalité.
Tout élève doit pouvoir poursuivre sa scolarité sans discrimination. Cette politique d’expulsion des élèves en fin d’année met fin à ces efforts d’insertion dans la société française. Or l’école doit demeurer un creuset d’intégration et d’accès à la citoyenneté.
Il n’est pas possible d’ignorer sciemment la Convention internationale des droits de l’enfant adoptée par les Nations Unies le 20 novembre 1989 et ratifiée par la France et notamment son article 28 portant sur le droit à l’éducation.
De plus, parmi ces familles qui vivent parmi nous depuis des années, beaucoup ont épuisé les recours de l’OFPRA (Office Français de Protection des Réfugiés et Apatrides) et sont l’objet de menaces physiques et morales en cas de retour dans leur pays d’origine.
Nous ne pouvons pas laisser faire !
Les dispositions découlant de la directive du 31 octobre 2005 demandant aux Préfets de surseoir jusqu’à la fin de l’année scolaire à l’expulsion des élèves et de leurs parents en situation irrégulière ne règle pas la question de la déscolarisation brutale de ces enfants.
Les récents propos du ministre de l’intérieur ne nous rassurent pas. Comme pour la double peine. Elle devait être abolie. Mais après les effets d’annonce la règle générale est maintenue et les expulsions sont poursuivies.
Il importe donc de rester vigilants. Et de mettre ces enfants et leur famille sous la protection de l’autorité municipale, via leur parrains et marraines.
Plusieurs arrondissements dont le 12e, le 14e, le 3e, ont organisé des cérémonies de parrainages de jeunes majeurs et de familles d’enfants scolarisés en situation irrégulière.
Le Conseil de Paris a récemment manifesté son opposition à ces expulsions et sa volonté d’agir en faveur de la protection de ces familles  et de leurs enfants.
Le Maire de Paris a réaffirmé la même position en proposant aux mairies d’arrondissement de veiller localement à la protection de cette population.
A cette situation s’ajoute le nouveau projet de loi sur l’immigration présentée par le gouvernement et qui sera voté par l’Assemblée Nationale le 1er juillet. Cette loi ne fera qu’aggraver la situation de ces populations en les poussant toujours un peu plus vers la clandestinité et la précarité.
Nous élus, habitants, citoyens du 2e arrondissement, ne pouvons rester indifférents face à ces méthodes indignes de la « patrie des Droits de l’Homme ».
Nous ne pouvons tolérer ces méthodes qui viennent mettre à bas nos principes fondateurs, d’accueil, de liberté, d’égalité et de fraternité.
Nous ne pouvons fermer les yeux face à ces agissements qui remettent dangereusement en question les Droits de l’enfant  et le droit de vivre en famille.
Aussi, je voudrais remercier et saluer le courage des marraines et parrains qui dans un instant vont prendre devant moi l’engagement solennel de venir en aide à ces enfants et leur famille, s’ils venaient à être inquiétés en raison de leur situation au regard du droit de séjour.
Ils agissent ainsi avec abnégation, dévouement, dans un sens que, n’en doutons pas, l’histoire et les générations futures seront reconnaître.

0 réponse

  1. Si des mineurs etrangers veulent se scolariser en France, ils faudrait qu’ils obtiennent un visa d etude et payer la totalite des frais de scolarite pris en charge normalement par l etat francais. On ne devrait pas autoriser des mineurs etranger a etre scolariser si ils sont entre ou reste de facon illegale en France.
    Si on veut etre humanitaire par rapport au sud sachant que la scolarite d un mineur etranger non autorise a resider en France coute a la collectivite environ 8000-10000 euros / an cela represente une scolarite pour 80/100 enfants dans un pays du sud. Pourquoi offrir ces frais de scolarite a des familles ne respectant pas nos lois d’immigration et non a tous leurs camarades laisses derriere dans leur villes/ villages au sud respectant nos lois d immigration ?

    Voila ce que fait Taiwan une democratie en Asie du Nord :

    Rules relaxed for foreign high school students in Taiwan

    http://www.taipeitimes.com/News/...

    LEARNING CURVE: The Ministry of Education will now allow foreign students to study here even if their parents are not living in the country
    By Jean Lin
    STAFF REPORTER
    Tuesday, Jun 27, 2006,Page 2
    The Ministry of Education yesterday announced that foreign students will be allowed to study in junior and senior high schools around the country.

    Previously, junior and senior high schools only accepted foreign students if they were with their parents and had resident status.

    According to the amended Regulations for Foreign Students Undertaking Studies in Taiwan (??????????), schools wishing to register foreign students need to report their language and culture curriculums and dormitory accommodation details to local education authorities before the end of November each year.

    After an assessment, schools can accept foreign students the following year.

    To ensure under-aged students have sufficient finances, parents or guardians living overseas must have an annual income of at least NT$500,000 (US$15,271).

    In addition, overseas students under the age of 18 need to have a guardian in Taiwan who does not have a criminal record, said Lin Chi-ren (???), an official with the Bureau of International Cultural and Educational Relations.

    Guardians living in Taiwan must provide proof of a clean record to police and financial proof of annual income of at least NT$900,000, Lin said.

    Foreign nationals, however, would have to pay higher tuition than locals. Tuition for foreign nationals at public schools would be raised to private school levels, about NT$60,000 to NT$70,000 per semester.
    This story has been viewed 638 times.

Twitter

Facebook

Liens amis