Mes journées d’été EE-LV… heureusement qu’on a Envie !

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Les JdE de Clermont-Ferrand sont déjà loin. Voilà le souvenir que j’en garde… « Les écologistes divisés », « Hulot flingue Europe écologie », « Cohn-Bendit a voté Joly parce qu’il croyait qu’elle allait perdre », « Pour la porte parole d’EE-LV, la retraite à 60 ans est une lubie »… En parcourant la presse durant ces journées d’été, j’ai eu le sentiment que les journalistes et moi n’étions pas sur la même planète. A les croire, nos journées se résumaient aux propos vengeurs des uns, aux règlements de comptes des autres et aux petites phrases bien distillées des « conseillers politiques ».

Pourtant, dans les ateliers, les forums ou les plénières, comme dans les couloirs, l’atmosphère est chaude mais détendue. Tout le monde se parle. Les hulotistes et les jolystes. Les signataires des motions se mêlent et confrontent sereinement leurs analyses… qui le plus souvent convergent.

C’est comme s’il y avait eu deux journées d’été. Celle de la base : dans les amphis, devant les stands, en débat dans les ateliers. Et celle de l’état-major qui s’exprime dans les médias, aux tribunes de plénières ou en conciliabules dans les restos branchés, voire à la table d’une future ex-porte parole du mouvement…

Peut-être qu’après plus d’un mois de mutisme pour cause de vacances de l’ensemble du BE, il fallait rattraper le temps perdu. Mais parler à tort et à travers ne fait pas une orientation politique. Chacun y est allé de sa petite phrase, dans la plus grande cacophonie – contournant allègrement les instances. Des instances pourtant récemment élues sur la promesse d’un renouveau du fonctionnement démocratique ! En cause : le nouveau Bureau executif qui ne s’est réuni qu’une ou deux fois depuis son élection à La Rochelle.

Un fonctionnement qui a été dénoncé lors de la réunion ouverte qu’a organisée Envie le vendredi soir. Plus de 200 personnes étaient présentes dans un amphi qui semblait trop petit. Avec l’envie de débattre, de s’exprimer, d’être entendus. Et souvent avec une expression de colère rentrée mais constructive.

« Si les dysfonctionnements sont aussi nombreux c’est parce que le Bureau executif ne fonctionne pas. Les décisions sont prises ailleurs par d’occultes conseillers politiques dont on apprend l’existence en lisant les journaux ».  « Il n’y a en réalité ni direction, ni fonctionnement collégial et encore moins de stratégie », ont dénoncé tour à tour nos représentants au BE Jérôme Gleizes, Françoise Alamartine et Elise Lowy qui ont introduit la réunion.

Du temps a ensuite été laissé à la salle pour que les militantEs s’expriment librement. La discussion s’est assez spontanément construite en deux temps. D’abord le constat du déficit démocratique puis la stratégie pour y remédier. Les participantEs ont confirmé l’analyse de nos représentants au BE : rien n’a vraiment changé en matière de fonctionnement démocratique, « c’est même pire qu’avant La Rochelle ».

Puis à plusieurs reprises, certainEs se sont étonnéEs : « Comment quelqu’un condamné pour violence faite aux femmes peut-il faire partie du staff de campagne pour la présidentielle ? ». « Pourquoi d’anciens membres du BE qui n’exercent plus aucune fonction officielle continuent-ils à négocier avec le PS au nom d’EE-LV ? ». D’autres ont évoqué les parachutages  qui se préparent pour les législatives et réclamé « une campagne présidentielle sobre ». Et souhaité que les « membres des observatoires de la parité et de la diversité assistent à toutes les réunions des diverses instances ».

Le deuxième temps, plus stratégique,  a permis de dessiner les pistes pour, en tant que sensibilité, peser sur les orientations du mouvement. «Nous devons nous tourner vers l’extérieur, en commençant par parler aux militants dans les groupes locaux ». « Puisque des conseillers politiques non mandatés négocient en douce avec le PS nous devons localement prendre langue avec toutes les formations de gauche et notamment le FG ». «  Dans les circonscriptions qui ne sont pas gelées, rien ne nous interdit de nous présenter avec d’autres formations (de gauche) que le PS ». « Attac et Sortir du nucléaire ont dit vouloir travailler avec nous ; il faut leur ouvrir grand la porte ». « C’est comme s’il y avait déjà un accord électoral avec le PS alors que notre texte le conditionne à un accord programmatique : il faut revenir aux fondamentaux et l’expliquer dans les groupes locaux ». « Nous devons trouver des formes d’intervention pertinentes, parfois ludiques, pour convaincre en interne et peser sur les orientations de la direction ». « Nous devons continuer à approfondir la question de la coopérative et notre analyse de la crise pour porter un discours clair et imposer notre tempo, maîtriser le calendrier ».

Au final, chacunE a ressentie une envie de continuer et d’approfondir ensemble afin d’incarner au sein d’EE-LV une certaine façon de faire de la politique, en rupture avec le fonctionnement clanique actuel. « Heureusement qu’on a Envie pour ne pas trop désespérer de ce parti », a glissé un militant avant de quitter l’amphi. L’organisation d’un séminaire de travail à l’automne a été évoquée. Une idée à creuser !

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