Match de boxe matinal entre maires UMP à l’Hôtel de Ville

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Quand on est maire, il y a des réunions exaltantes et d’autres dont on se passerait volontiers. Je n’avais aucun doute que le Comité des arrondissements ferait partie de la seconde catégorie. Pas du tout ! Ce fût un franc moment de rigolade. Les maires de droite en sont presque venus aux mains.

Le premier Comité des arrondissements se tenait ce matin à 9h00 à l’Hôtel de Ville. Les 20 maires d’arrondissement de Paris sont réunis sous la présidence du Maire de Paris. C’est la conséquence de la déconcentration voulue par les élus de gauche parisiens qui donne plus de pouvoir aux maires d’arrondissement et qui, par conséquent, demande une harmonisation des investissements localisés nécessaire au maintien de la cohésion parisienne. Un ordre du jour pas vraiment exaltant.

Après les prolégomènes du maire de Paris et de Maïté Errecart son adjointe chargée de relations avec les maires, il a fallu attendre que François Lebel, le maire du 8e arrondissement, s’exprime pour que cette terne réunion matinale commence à s’animer (en dépit de la forme olympique du maire de Paris qui m’avait accueilli d’une grande claque – amicale – dans le dos. Les sondages sans doute.).

Le maire du 8e n’en revient pas lui-même. Son budget d’investissement localisé augmente de 55% ! C’est dire le retard pris depuis des années dans mon arrondissement, précise-t-il dans l’indifférence quasi générale… jusqu’à ce que Tibéri n’y tenant plus, cri à travers la salle, « Tu n’as pas le droit pas dire ça ! » Avec des critères objectifs, on voit mieux les choses, rétorque le premier. Suis un échange peu amène entre l’impertinent maire du 8e et l’ancien maire de Paris… échange auquel l’adjoint aux finances de l’époque Jean-François Legaret (maire du 1er) se garde bien de prendre part malgré les sollicitations ironiques d’une partie des maires de gauche.

Le ton s’apaise jusqu’à ce que Philippe Goujon, le maire du 15e, arrive, comme à son habitude avec près d’une heure de retard, et demande expressément la parole. Cela agace Bertrand Delanoë qui avait commencé à conclure. Absent lors de l’altercation entre ses deux collègues le maire du 15e va droit dans le mur. Il se plaint du nombre insuffisant de place en crèches dans son arrondissement. Un retard pris de longue date. « C’est la faute à Tibéri ! » lance quelqu’un. Ce dernier, mis en accusation une nouvelle fois, sort de ses gongs : « Mais c’est vous qui ne vouliez pas que l’on augmente les impôts », se défend-il. On en reparlera entre-nous, siffle Goujon. Mort de rire à gauche. Le maire de Paris a bien du mal à ramener un peu de sérénité… pour terminer cette bonne réunion de travail !

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