L'incendie dans un immeuble de la rue Saint Denis pose de graves questions de sécurité

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Communiqué.
Un violent incendie s’est déclaré ce matin vers 8h30 dans un immeuble de sept étages de la rue St Denis. Il semble que le feu a pour origine le dysfonctionnement d’une table de coupe d’un atelier de confection, situé en sous-sol de l’immeuble.
Le feu s’est rapidement propagé à la totalité de l’immeuble, occupé majoritairement par des ateliers de confection et par quelques habitations, puis aux immeubles alentour dont les habitants été évacués.
Maîtrisé vers 12h30 par les pompiers de Paris, cet incendie n’a heureusement fait aucune victime.
Présents sur place, avec les services de la mairie du 2e et de la ville de Paris j’ai pris les mesures nécessaires au relogement des quelques sinistrés qui n’ont pu regagner leur domicile, en raison des dégâts trop importants.
Anne Hidalgo première adjointe au maire de Paris et George Sarre adjoint au maire de Paris chargé des questions de sécurité se sont rendus sur place en début d’après midi.
Plusieurs ateliers de cet immeuble avaient fait l’objet d’une demande de mise en conformité incendie selon l’arrêté de février 1998. L’immeuble était vétuste et mal entretenu.
La question du respect des normes de sécurité a été, par le passé, soulevée à plusieurs reprises, jusqu’à entraîner parfois des procédures de fermeture préfectorale qui malheureusement ne sont que très rarement effectives, les activités continuant très souvent de s’exercer malgré l’interdiction, mettant ainsi des vies en danger.
Je souhaite que cette expérience conduisent les services de contrôle compétents à apporter, dans l’avenir, une attention particulière à ce problème et mettent en œuvre des mesures réellement coercitives pour que les co-propriétaires d’immeubles et les exploitants d’ateliers de confection s’acquittent de leurs obligations.
 

0 réponse

  1. Bonjour

    Hélas comme vous le dites, la préfecture de Police (ou de Paris)ne fait pas réellement les contrôles de sécurité inscrits dans l’arrêté de 1998.
    Moi-même j’habite au dessus d’un atelier avec une table de découpe, et malgré de nombreuses infractions du dirigeant de cet atelier, la préfecture n’a "rien vu" de mal; cependant régulièrement l’atelier entrepose dans les parties communes, l’atelier n’a pas de porte coupe feu, encore moins de mur protecteur, plusieurs habitants de l’immeuble ont vu des personnes fumer dans les locaux de cet atelier, l’atelier stocke du tissu juste à côté de la planche à découper etc etc
    Alors la Préfecture de Police intervient, rend compte de tout cela certainement en prévenant le dirigeant de l’atelier, qui a alors tout loisir de préparer la visite. Résultat: aucun problème et les habitants sont montrés du doigt comme perturbateur, voire pour certains dirigeants d’atelier comme des racistes (on "s’attaque plus à une communauté qu’à la sécurité", selon les termes d’un patron d’un atelier de mon immeuble!!!).
    La préfecture, ainsi que la Mairie de Paris, qui est sans réel pouvoir jouent avec le feu (sans jeu de mot) et avec la vie d’autrui.
    Dans les immeubles du quartier dit du ‘Sentier’, chaque jour la vie des travailleurs et des habitants est en jeu.

    J’espère aussi que le député (vert) de la circonscription éveillera ses camarades sur ce problème de sécurité. Simplement imposé que des ateliers, des mini-usines soient interdits du centre ville, qui n’est pas (et ne l’a jamais été) fait pour ce genre d’activité.
    J’ai moi-même travaillé dans la confection, mais dans un site ‘fait pour’ càd une usine et non pas dans un local, anciennement prévu pour y vivre transformé à la va vite en usine. On se croirait tout simplement dans le tiers-monde, vu comment certains ateliers sont faits de bric et de broc, cela en toute impunité et sans penser à autrui et sans respect pour l’immeuble et le quartier.

    J’espère à un geste TRÈS FORT de la part de la Mairie, sinon de la préfecture, bras droit non démocratique du pouvoir actuel.

    j.s

  2. Merci pour vos remarques que je trouve justes. La préfecture est souvent complaisante avec l’absence de mise aux normes de sécurité. La loi n’est pas assez contraignante. Mais pour changer la loi, il ne vous a pas échappé qu’il faut une majorité de députés qui le souhaitent à l’Assemblée Nationale. Or aujourd’hui l’idéologie ambiante qui prévaut est celle du « laisser faire » au nom de la sacro sainte liberté d’entreprendre.

  3. Eh bien il est amusant de voir comme vous collez à l’idéologie ambiante en ce qui concerne le probléme de drogue et de violence à l’ngle de la rue st Denis et de la rue Greneta !

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