Les Verts sont des alliés exigeants

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Tramway, bio à la cantine, couloirs de bus, Vélib’, pistes cyclables, Plan de déplacement de Paris, quartiers verts, Plan climat, tri des déchets, Paris Plage, Nuit Blanche, jardins partagés, panneaux solaires sur les toits… Autant d’idées qui figuraient dans les cartons des écolos lorsqu’ils sont arrivés au Conseil de Paris en 2001. Après avoir fait l’actualité de ces sept dernière années, aujourd’hui, à l’issue de débats parfois difficiles, chacun en convient : ces innovations enchantent les Parisiennes et les Parisiens. Elles placent notre ville à l’avant-garde des capitales européennes en matière d’environnement et de qualité de vie.
Alliés exigeants au sein de la majorité municipale conduite par Bertrand Delanoë, les Verts ont tenu leurs engagements en votant tous les budgets. Par deux fois, seulement, en sept ans, ils ne se sont pas associés à un projet du maire de Paris. Ils n’ont pas voulus voter la destruction d’un square au prétexte d’y construire des logements sociaux car il était tout à fait possible de les construire ailleurs – en particulier en améliorant le  Plan local d’urbanisme (PLU). Et ils n’ont pas voté, comme l’avait souhaité Bertrand Delanoë, l’attribution du nom de Jean-Paul II au Parvis de Notre Dame, car cela dérogeait à la règle qui veut que la personne ait disparue depuis plus de six ans, avant que son nom soit attribué à un site parisien. D’autre part, les déclarations anti-avortement, voire anti-contraception, de ce pape auraient méritées, selon nous, plus de circonspection à son égard.
En ce qui concerne le Plan local d’urbanisme (PLU) pour lequel les Verts sont accusés d’avoir voté contre, il faut là encore, rétablir la vérité. Le texte présentait de graves lacunes en matière de logements sociaux. Lacunes qui n’ont pu être comblées malgré les demandes maintes fois réitérées des écologistes. Mais afin que le texte soit tout de même adopté, le groupe vert a choisi l’abstention. S’ils avaient voté contre, le texte n’aurait pas été adopté.
De leur côté, et cela n’est pas choquant en soit en démocratie, les socialistes ont souvent eu recours à l’appoint des voix de l’UMP pour faire passer leurs projets. Les exemples abondent : extension des surfaces commerciales de Beaugrenelle, création d’un immense super marché porte d’Aubervilliers (asphixiant tous les petits commerces alentours), les millions d’euros attribués au Paris Saint Germain (alors que le club de foot le plus riche de France tire le principal de ses ressources des droits télés), l’attribution du Parc de la Croix Catelan dans le bois de Boulogne au milliardaire Arnaud Lagardère, le refus d’adhérer à l’association Attac…
Puisqu’ils sont un parti indépendant, les Verts sont un parti libre : près des gens. Au cours de cette mandature, ils se sont efforcés de défendre leurs valeurs, ce qui les a amenés, tout en respectant leurs partenaires, à ne pas tout accepter d’eux. Cette diversité est une chance et une richesse démocratique. Il faut la préserver !

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