Les aménagements cyclables en débat au Conseil de Paris

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Faire du vélo un mode de déplacement simple, banal et accessible à tous. A Paris, c’est encore un rêve. Le réseau vert devrait contribuer à améliorer la situation. Voici mon intervention au Conseil de Paris du 25 septembre, destinée à convaincre mes collègues très réticents. Au fait, combien d’élus Parisiens se déplacent à vélo ?

Je crois qu’il faut vraiment n’avoir jamais fait de vélo à Paris pour ne pas percevoir l’urgente nécessité d’aménager la voirie. En effet, se déplacer en toute sécurité en utilisant ce moyen de transport (le moins polluant après la marche à pied) est encore un rêve lointain, malgré les efforts réalisés par notre collectivité depuis cinq ans.
Contraints au respect d’un code de la route conçu pour les véhicules à moteur, le cycliste, en concurrence avec l’automobile, n’a pas place dans notre cité. Faire le tour d’un pâté de maisons parce qu’une rue de six mètres de large est à sens unique, dès lors qu’on ne possède pour tout moteur que ses jambes et pour tout carburant que son souffle, paraît le plus souvent absurde au cycliste normalement constitué.
Alors que 60% des Parisiens ne possèdent pas de voiture, se déplacer à vélo en famille, pour par exemple, se rendre du centre-ville au Parc de la Villette (le trajet du futur réseau vert), relève de l’infanticide !
De même, se déplace quotidiennement à vélo pour se rendre à son travail est certes plus rapide qu’avec tout autre moyen de transport mais cela, pour coup, relève d’une haute conception de l’engagement citoyen ou du masochisme !
La lutte contre la pollution et le dérèglement climatique passe par un changement de nos comportements quotidiens. Notre ville, dans ses prérogatives locales, doit encourager de façon très volontariste les modes de déplacements non polluant, en développant les transports en communs mais aussi, en parallèle, en facilitant et sécurisant la pratique cycliste.
Les aménagements, comme la loi, doivent protéger les plus faibles – les piétons et les vélos – contre les plus forts – les voitures et les camions.
Le Réseau vert ne doit pas être pensé comme un gadget ou une concession qui serait faite aux écologistes. Il doit s’inscrire dans une volonté politique affirmée de modifier la voirie pour que se déplacer à vélo devienne simple, banale et accessible à tous.
La pratique du vélo a considérablement augmenté à Paris ces dernières années. Pour qu’elle se développe encore, il faut multiplier les voies cyclables et piétonnes. Cela me paraît une urgente nécessité.

0 réponse

  1. Bonjour,

    Même si je ne suis pas du même bord politique que vous, je suis d’accord sur le fait qu’il faut en vouloir pour être cycliste à Paris.
    Mais avant d’engager des aménagements urbains coûteux, ne serait-il pas plus simple de faire appliquer la loi et de verbaliser tous ceux qui ne respectent pas les équipements et les règles en faveur des cyclistes?
    Par ailleurs, je ne suis pas fan des couloirs mixtes bus/taxis et vélos : c’est meix que rien, certes, mais cela reste plutôt dangereux pour les cyclistes, sachant que la vitesse moyenne des véhicules est plus importante dans cette voie, du fait de leur nombre restreint.

    Enfin, juste une remarque technique : je vous suggère d’installer un anti-spam pour que vos commentaires ne soient pas pollués (le comble pour un écologiste ;).

    Cordialement

    Chrisos
    scope.chrisos.com/balade-…

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