Les « réfugiés » de la Banque enfin relogés

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C’est avec satisfaction que j’ai appris, vendredi dernier, que les 350 familles mal-logées qui occupaient les trottoirs de la rue de la Banque depuis le 3 octobre vont enfin faire l’objet de mesures de relogement. C’est une victoire pour toutes ces familles. Mais une victoire arrachée au prix de journées et de nuits passées dans le froid, sous la pluie et parfois sous la pression des forces de l’ordre.
Je tiens à le souligner : il n’y a qu’un désespoir profond qui puisse conduire à une telle démarche et donner autant de courage.
Face à ce désespoir, aujourd’hui commun à des milliers de familles logées dans des conditions inadmissibles souvent par des propriétaires ou des hôteliers peu scrupuleux (hôtels meublés, squats, appartements insalubres, logements sans confort et dégradés), il faut que l’Etat assume ses responsabilités : les familles ne doivent pas être contraintes de dormir dans la rue pour obtenir gain de cause. La loi s’applique à tous.
Mais force est de constater que le relogement des familles de la rue de la Banque ne résoudra pas une crise aujourd’hui reconnue, qui touche tout le pays. Avant même de lancer de longs projets de construction, des lois existent, qui doivent être mises en œuvre  rapidement, pour mettre fin au scandale du mal-logement en France : réquisition d’immeubles vides, application de la loi sur le Droit au logement opposable, encadrement des ventes à la découpe, limitation du prix des loyers… Le logement est l’un des droits humains essentiels. Dans ce domaine, la France n’a que trop tardé. Les loi existent : il faut que naisse enfin la volonté politique de les appliquer.

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