Le commerce de proximité assassiné !

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Le projet de loi du gouvernement, portant prétexte de « modernisation de l’économie », nous prépare un monde où prendre sa bagnole pour faire ses courses dans des grandes surfaces standardisées va devenir inévitable. Un coup fatal porté au petit commerce de proximité. Avec des pressions encore plus grandes sur les petits producteurs.

C’est la nouvelle martingale de M. Sarkozy pour faire baisser les prix : supprimer toute autorisation pour l’implantation des grandes surfaces. L’amélioration du pouvoir d’achat est bien entendu un prétexte. Une promesse de bonimenteur à laquelle personne ne croit. Alors que Carrefour, Leclerc et Auchan ramassent déjà plus de 50% du total de la consommation des ménages en France, les députés UMP font un nouveau cadeau aux grands distributeurs. Au prétexte de moderniser l’économie, ils cèdent aux pressions de ce très puissant lobby. Qui veut nous faire croire que ces trois enseignes ne s’entendront pas sur les prix ? De leur côté, les producteurs locaux, agriculteurs et artisans, n’auront plus les petits commerces comme débouchés. Ils vont donc devoir s’aligner sur les gros de l’agroalimentaire, renier sur la qualité ou disparaitre.
Derrière cette libéralisation, se préfigure un projet de société où les masses boufferont de la merde standardisée, issue d’une agriculture industrialisée. Tandis que les plus riches s’approvisionneront dans les rares « niches » de qualité qui demeureront.
La grand’messe du Grenelle de l’environnement est définitivement remisée au magasin des accessoires médiatiques. Toute décision politique importante devait pourtant, avant d’être adoptée, être évaluée au regard des orientations issues de ce grand show. Après l’écologie comme moyen de séduction, passons aux choses sérieuses : l’économie concurrentielle où le gros dévore le plus petit.
Faire ses courses au marché, ou en bas de chez soi, s’inscrit dans le cadre d’une politique de développement durable, en évitant de prendre la voiture pour s’approvisionner dans l’univers standardisé de la grande distribution. Le petit commerce est indispensable à l’animation et à la qualité de vie des centres-villes. En outre, cela permet de consommer mieux et de créer du lien social.
Pour « développer la concurrence », et  faire baisser les prix, la loi va désormais « favoriser l’installation de supermarchés » en cœur d’agglomération. Les autorisations d’implantation de nouvelles enseignes ne seront plus limitées à 300 m2 mais à 1 000 m2. Les outils vont manquer aux maires.
Et la loi Dutreil ? Celle-ci en prévoyant l’élargissement du droit de préemption des maires aux baux commerciaux avait suscité beaucoup d’espoir. Mais les décrets d’application (enfin publiés en décembre 2007, alors que la loi a été voté en août 2005 !) rend cette loi inapplicable. Elle ne répond pas au problème central de la flambé des loyers commerciaux, le propriétaire gardant la possibilité d’augmenter le loyer après la préemption municipale. De plus, les communes ne peuvent déléguer la préemption de ces espaces commerciaux aux sociétés d’économie mixte dont c’est la vocation.
Tout est fait pour favoriser le gigantisme, la standardisation, la rentabilité au détriment de la diversité, de la qualité et ce ll’emploi de proximité.

0 réponse

  1. Le jour où les petits commercants voteront verts, les poules auront des dents. Je crois que vous perdez votre temps à vouloir les convaincre. De toutes façons ils disparaitront et n’auront que ce qu’ils méritent. Désolé pour cette généralité mais je n’ai jamais vu de petits patrons artisans ou commercants voter à gauche et pire encore écologistes. C’est un peu comme si vous défendiez les ristournes sur le gaz oil pour les petites entreprises du transport au nom de la préservation de la diversité. EL

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