La réussite de la reconquête des voies sur berges passe par un aménagement plus vaste et mieux concerté

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La reconquête des voies sur berges de la Seine doit s’accompagner de la mise en place d’une réduction plus large de la circulation, pensée à l’échelle des quartiers du cœur de Paris.

Pour cela, les écologistes ont bâti un plan de réduction de la circulation dans l’hyper centre. Objectifs :  répondre aux exigences du plan climat, diminuer la pollution, reconquérir l’espace public et éviter les reports de circulation. Malheureusement, ce plan, voté en 2006, attend encore sa mise en œuvre.

C’est ce que j’ai dit au Maire de Paris lorsque j’ai présenté la question d’actualité au nom du groupe Verts au dernier Conseil de Paris.

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Monsieur le Maire,

Vous avez récemment présenté à la presse les premières esquisses d’un projet de réaménagement des voies sur berges de la Seine.

Comme nous l’avons déjà déclaré, nous nous félicitons de vous voir vous emparer de cette question. Bien sûr, nous regrettons que le projet ait été élaboré dans un certain secret.

Nous défendons depuis toujours l’idée qu’un urbanisme innovant doit être co-élaboré démocratiquement. Il nous semble en effet que le projet pourrait être consolidé et mieux soutenu, si vous y aviez associé dès la phase de diagnostic et de conception non seulement vos partenaires de la majorité municipale mais également les citoyens.

Nous vous avions par ailleurs proposé au mois de février dernier le lancement d’un concours d’architectes et de paysagistes, susceptible de faire émerger des propositions audacieuses et innovantes. Vous l’avez refusé et nous le regrettons.

Pour « Les Verts » qui défendent depuis maintenant dix ans l’idée d’une piétonisation progressive des voies sur berges, le projet constitue une première avancée qui doit être saluée, avancée qui mettra un terme, nous l’espérons, à une situation insoutenable constituée par l’existence d’une véritable autoroute urbaine au cœur de Paris sur un site classé par l’Unesco au patrimoine de l’humanité.

Cette avancée doit participer à l’adaptation du territoire parisien au dérèglement climatique, en restaurant le lien entre la cité et son fleuve, en renforçant le véritable couloir écologique que doit devenir la Seine et en contribuant à diminuer la pollution atmosphérique au cœur de la cité.

Enfin, cette avancée doit s’inscrire en cohérence avec une politique tournée vers un partage harmonieux de l’espace public, au profit des transports en commun et des circulations douces.

Ces orientations, nous les avons inscrites dans le Plan de déplacement de Paris que notre Assemblée a adopté en 2006.

Le P.D.P. prévoit notamment que la reconquête des voies sur berges de la Seine s’accompagne d’une réduction du volume du trafic routier et d’une augmentation de l’offre de transports en commun.

En conséquence, le réaménagement des voies sur berges ne peut se concevoir comme un projet isolé mais doit s’intégrer dans un programme de requalification des quais hauts et de réaménagement des quartiers environnants.

Aussi souhaiterions-nous que vous nous apportiez des précisions sur les points suivants : cet aménagement majeur du Centre de Paris s’inscrit-il dans le cadre de la mise en œuvre du plan concernant les quartiers centraux, qui prévoit la fermeture des guichets du Louvre, le renforcement des navettes fluviales, l’augmentation du nombre de bus circulant sur les quais hauts et la création d’une vaste zone 30 sur le Centre de Paris ?

Prévoyez-vous un réaménagement des quais hauts qui permettrait tout à la fois de minimiser les risques de report de trafic, de mettre en site propre sur toute la longueur des quais les lignes de bus qui y circulent et de faciliter les traversées piétonnes, en élargissant les trottoirs, et d’achever les itinéraires cyclables ?

Quelles sont les mesures préconisées pour permettre une augmentation de la fréquence de la ligne 1 du métro qui doit être prochainement automatisée ainsi qu’une amélioration du fonctionnement de la ligne C du R.E.R. ?

Les opérations « Paris respire » et « Paris Plage » seront-elles maintenues rive droite et étendues dans le temps et dans l’espace en bord de Seine afin de permettre la réappropriation anticipée de l’espace public par les piétons et les cyclistes ?

Enfin, il serait bien de savoir quelles sont les modalités précises de la concertation des Parisiens sur ces aménagements ?

3 réponses

  1. c ‘est de la pure démagogie verte.Ils ont déplacé le problème des 4 roues sur le deux roues motorisé.C’est devenu anarchique de rouler en voiture au milieu de motos qui ne recpectent aucunes règles, qui polluent autant, et qui ne payent pas le stationnement( trottoirs ou réglementés).Quand aux voies sur berges , je rappelle qu’elles n’existent que pour fludifier et alléger le traffic haut.De surcroît ceux qui y circulent en semaine ne sont pas des touristes oisifs, mais pour la plupart des acteurs économiques.Ce serait contre-productif que de les fermer en semaine.Pour terminer le mot CONCERTATION ne semble pas faire partie du vocabulaire de l’équipe municipale en place à Paris.
    Dernier exemple en date ces voies à contre-sens de la circulation pour les vélos, dans des rues quelques fois étroites ,et non protégé!!!

  2. C’est votre point vue. Je ne le partage pas. L’écologie c’est une pratique politique exigeante. Réduire la circulation automobile a Paris est une nécessité. Mais il ne s’agit pas de « punir » les automobilistes. La fermeture des voies sur berges va s’accompagner d’un renforcement des transports en commun et d’aménagement pour mieux circuler à vélo.
    Pourquoi une telle mesure ? Les taux de pollutions dans lesquels nous vivons ne sont pas admissibles. Ne rien faire c’est faire preuve d’irresponsabilité. Classé au patrimoine mondial de l’Unesco, les voies sur berges seront encore plus belles et plus attractives. Et puis il faut envoyer des messages clairs : les voitures ne sont pas les bienvenues dans les centres ville. Il faut passer le message que les centres villes anciens ne sont pas fait – n’ont pas été construits – pour la voiture. Dans les lieux denses aux rues étroites, les piétons et les vélos seuls mode de déplacement non polluant doivent être prioritaire. Hier, il faisait beau, il y a avait très peu de voitures. Dans ma rue les voisins se parlaient, depuis chez eux, d’un côté à l’autre de la rue ! Du jamais vu.
    Nous sommes dépendant du pétrole. Et l’on voit dans le golfe du Mexique les dégâts que cette addiction peut entraîner. Rouler en voiture c’est en partie être responsable de ce désastre écologique.
    Quant au double sens cyclable auxquels vous faites allusion. N’ayez crainte : ils sont entièrement légaux (et mêmes obligatoires dans les zones 30) et partout où ils ont été installés on constate une pacification de la circulation. Aucun accident n’a été déplorer.
    Enfin vous avez raison, il faut que les deux roues motorisés respectent mieux le code de la route. Il y a trop de motos et scooters sur les trottoirs. Envisager un stationnement payant pour ces véhicules est une bonne idée à débattre.

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