La pollution de l’air diminue (un peu)

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L’air que respirent les Parisiens est moins mauvais, grâce à la politique mise en œuvre depuis 2001 par l’équipe municipale, sous l’impulsion des écologistes. Une petite victoire qui prouve qu’il faut poursuivre et amplifier la politique de restriction de la voiture. Car si cela va mieux, nous sommes encore loin des normes européennes de qualité de l’air. Pire : sur certains axes (notamment dans le centre de Paris) la pollution augmente. Cette étude théorique reflète-t-elle la réalité vécue des habitants du centre ville ?

AirParif, l’organisme chargé de mesurer la qualité de l’air à Paris, vient de publier son premier bilan. Résultat encourageant : la pollution de l’air à Paris (entre 2001 et 2007) est en baisse de 32%. L’amélioration de la motorisation des voitures contribuerait à hauteur de 26% à cette amélioration. Et la politique des déplacements de la ville, pour les 6% restant. Donc à la question : les couloirs de bus et les quartiers verts permettent-il de mieux respirer ? la réponse est oui, un peu. Permettent-ils de mieux vivre en ville ? Oui beaucoup, tant l’engorgement bagnolesque est nuisible (agressif, dangereux, bruyant en plus que polluant). Est-ce suffisant ? Non, parce que la réalité vécue au quotidien en particulier par les habitants du centre – où sur certains axes la pollution augmente – n’est pas celle que la situation s’améliore. Rue Réaumur, à proximité des écoles et de nombreux lieux d’habitations où vivent les familles les moins favorisées du centre de Paris (Sentier, rue Saint-Denis, Aboukir,…) c’est même l’inverse : c’est plus pollué !

On peut s’interroger sur la méthode utilisée par AirParif. Il s’agit d’une étude théorique… Les résultats sont élaborés à partir des chiffres du trafic automobile, observés sur certains axes, par la Direction de la voirie de la ville de Paris et pondérés par le type de véhicules et le temps qu’il fait ! Rien à voir avec des mesures de proximité par capteur à hauteur de nez d’adultes et d’enfants (car ce sont eux les premières victimes de la pollution de l’air).

Si l’augmentation de 25% du nombre des motos et scooters durant la même période n’était pas intervenue, les résultats auraient été meilleurs. Sans cette augmentation des deux roues motorisés, la baisse de la pollution atteindrait plus de 40%. Autres responsables de cette faible baisse de la pollution : les véhicules de livraison au moteur diesel.

Reste que si la qualité de l’air à Paris s’améliore, elle est toujours inférieure aux normes européennes. Dans la grande majorité des rues de Paris le taux de dioxyde d’azote dans l’air dépasse les 40 micro grammes par mètre cube, le taux de pollution maximal admis par Bruxelles.

En dépit des progrès, les Parisiens respirent donc toujours un air pollué. Il y a, en conséquence, urgence à accélérer la décrue de la circulation, sans nécessairement la conditionner à l’accroissement de l’offre de transport en commun.
 

0 réponse

  1. Selon le bilan de la qualité de l’air 2006 en France, publié par le ministère de l’écologie, la qualité de l’air s’améliore sur certains polluants traditionnels (SO2, NOx, plomb) mais se dégrade pour les particules en suspension et l’ozone. Ces derniers jours, plusieurs régions ont subi des épisodes de pollution aux particules en suspension

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