La loi sur l’eau coule à pic

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La majorité des cours d’eau et nappes phréatiques de notre pays sont pollués. Bien commun de l’humanité, l’eau potable devient une ressource rare. Manifestement, la représentation nationale n’en a cure ! C’est contraints et forcés, par la directive européenne qui prévoit qu’en 2015 les cours d’eau devront avoir atteint un « bon état écologique », que les députés français se sont mis au travail. Le rendu de leur copie est… à côté de la flaque !

La pollution de l’eau a une cause principale connue de tous : le rejet dans les rivières et les eaux souterraines de pesticides et engrais azotés de l’agriculture productiviste. Mais le principe pollueur/payeur est sciemment ignoré. Ce sont les consommateurs qui devront payer. Le projet de loi prévoit une contribution à hauteur de 4% pour l’agriculture contre 14% pour l’industrie et 82% pour les ménages. Pas question de taxer les pollutions de l’agriculture intensive qui, pourtant, utilise, a elle seule, 75% de l’eau consommée en France.
L’Office national de l’eau et des milieux aquatiques (l’ONEMA), prévu par la loi, n’est doté d’aucune prérogative lui permettant de lutter contre l’abus d’intrants chimiques dans la production agricole. L’agriculture productiviste, largement subventionnée pour produire toujours plus de surplus, atteint pourtant clairement ses limites. Elle met aujourd’hui notre santé en danger.
Quant à  l’agriculture biologique, est elle toujours aussi méprisée par les pouvoirs publics qui ne lui octroient aucune aide réelle.
L’échec est annoncé. Cette loi sur l’eau, inopérante, ne permettra pas un retour à des eaux de rivières saines d’ici neuf ans. Le gouvernement français le sait. Mais il plaidera, devant la Cour de justice européenne que les associations ne manqueront pas saisir, l’absence d’obligation de résultats, prétendant avoir essayé.
Pour François Villerette président du MDRGF (Mouvement pour les droits et respect des générations futures), c’est clair : le gouvernement agit sous l’influence de des lobbies agrochimiques et agricoles. Ne laissons pas faire !

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  1. Votre point de vue, que je ne partage pas, n’a aucun rapport avec l’objet de l’article. Exprimez-vous sur le blog de M. Lipietz. JB.

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