La France sans OGM ? Chiche !

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La cause est entendue : puisqu’on ne peut éviter la dissémination dans l’environnement des OGM, il faut les interdire. Les participants au Grenelle de l’environnement ont convaincu le ministre de l’écologie, Jean-Louis Borloo, qui l’a reconnu : « on ne va pas prendre le risque ». Il a raison ! Ce serait contraire au « principe de précaution » inscrit dans la Constitution française, depuis la Charte de l’environnement, votée sous Chriac. Mais cette avancée ne doit pas se troquer contre la relance du programme nucléaire, ni justifier l’EPR, ou légitimer tout autre recul écologique comme le non respect du protocole de Kyoto. Pas plus que cela ne saurait faire oublier le durcissement des lois contre les sans papiers et les attaques contre les régimes de retraite.

La cause est entendue : puisqu’on ne peut éviter la dissémination dans l’environnement des OGM, il faut les interdire. Les participants au Grenelle de l’environnement ont convaincu le ministre de l’écologie, Jean-Louis Borloo, qui  l’a reconnu : « on ne va pas prendre le risque ». Il a raison ! Ce serait contraire au  « principe de précaution » inscrit dans la Constitution française, depuis la Charte de l’environnement, votée sous Chriac.
« Le Grenelle de l’environnement ira très loin », a promis Nathalie Kosciusko-Morizet, la secrétaire d’Etat. L’interdiction de culture des OGM en plein champ et la limitation des essais en laboratoire à des fins de recherche est une première étape. Une chance à saisir.

La directive Européenne autorisant – au prétexte de la liberté de commerce –  les mises en culture de plantes génétiquement modifiées est désormais obsolète. La France peut refuser les OGM, non plus pour raisons commerciales ou politiques, ce que Bruxelles interdit, mais pour des raisons environnementales. La décision de la Commission européenne qui date de 2001 a été adoptée avant que ne soit reconnue l’inéluctabilité de la dissémination. Et avant que la France ne se dote d’une Charte de l’environnement constitutionnelle. Après l’Allemagne, l’Autriche, l’Italie, la Pologne, la Grande-Bretagne et la Belgique qui hésitent ou refusent les mises en cultures sans contraintes, la France est en mesure de clairement dire non aux OGM sur son territoire. L’idée même de moratoire doit être abandonnée.

Les poursuites contre les faucheurs volontaires José Bové, Laurent Cayla, Michel Daverat, Adrien Depaul, Pierre Labeyrie, Gilles Lemaire, Jean Baptiste Libouban, Noël Mamère, Christian Rouqueirol, Francis Roux, François Simon, personnellement écrasés par le poids des indemnités que leur réclame, Biogéma doivent être amnistiés.

Le seul argument du lobby des gros agriculteurs et semenciers tient dans la rentabilité de l’agriculture Française, supposée conditionner la compétitivité future de l’agro business. Or, seule la production d’une alimentation saine pour l’humain et respectueuse de la nature a un avenir. Un avenir qui passe par la promotion d’une agriculture paysanne et bio. Il est impossible d’empêcher toute contamination ; la généralisation d’une agriculture bio et de proximité est donc incompatible avec la mise en culture d’OGM au comportement prédateur. Allons-nous, pour le profit de quelques-uns, sacrifier la santé des générations suivantes ? Ce n’est pas dans ce monde-là que nous voulons vivre. Ce n’est pas dans ce monde-là que nous devons enfermer nos enfants. Les  400 cultivateurs français de MON 810 devront être indemnisés. Ils pourront revenir au maïs traditionnel pour la saison 2008.

L’agriculture biologique offre la garantie d’un environnement doublement préservé. C’est d’abord l’assurance de vivre sans le risque de modifications génétiques inattendues dans la nature et sur l’Homme. C’est aussi la garantie d’une alimentation sans molécules chimiques et sans nitrates donc préservant l’eau des rivières. Produit à plus grande échelle les produits bio seront moins chers et accessibles à tous. Des arguments que ce gouvernement libéral devrait entendre depuis que Nicholas Stern a démontré le coût exorbitant de la pollution (décontamination, soins aux malades, etc. ).

Mais pas d’entourloupe ! Cette avancée ne doit pas se troquer contre la relance du programme nucléaire, ni justifier l’EPR, ou légitimer tout autre recul écologique comme le non respect du protocole de Kyoto. Pas plus que cela ne saurait faire oublier le durcissement des lois contre les sans papiers et les attaques contre les régimes de retraite.

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