L’appel du 18 juin, un acte fondateur de liberté et de résistance

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Depuis le 18 juin 1940, nous entendons résonner l’Appel du Général de Gaulle. Un appel qui résonne comme un appel à la résistance, à la liberté de conscience, à la lucidité, à l’audace et au courage.

C’est pour toutes ces raisons que nous commémorons le 18 juin dans notre pays, depuis 72 ans maintenant.

Nous reconnaissons dans ce texte, écrit par un Général dissident, depuis les studios de la BBC, à Londres où il se retrouvait exilé, la puissance que donne la réflexion solitaire, la justesse de l’opinion forgée par l’expérience, mais aussi la témérité de celui qui refuse la fatalité de la défaite admise par le pouvoir.

Comme beaucoup, mais pas les plus nombreux, hélas, le général refusait de courber l’échine devant les gouvernants de la France de 1940. Ceux qui collaboraient avec l’ennemi, avec l’occupant, ne comprenaient pas, ou feignaient de ne pas comprendre, le sentiment d’insupportable humiliation dans lequel se trouvait le peuple de France.

Homme libre, affranchi et responsable, de Gaulle a choisi de faire appel aux forces vives, aux citoyens qui ne se résignaient pas à cette humiliation, aux esprits frondeurs et volontaires, à toutes celles et tous ceux qui préfèrent mourir debout que vivre couchés.

La seconde guerre mondiale ne faisait que commencer et elle commençait mal pour le pays.

Mais quelques femmes et hommes enthousiastes, autour de Gaulle, croyaient à la victoire contre le nazisme, alors que rien, vraiment rien en 1940, ne laissait envisager une possibilité victoire des forces républicaines et démocratiques.

Dans son livre « L’étrange défaite » l’historien Marc BLOCH, résistant, emprisonné à Montluc et fusillé le 16 juin 1944 à Saint-Didier de Formans, montre bien cette désespérance et cette nécessité pourtant de mener le combat sans perspective de victoire.

Ceux qui ont rejoint de Gaulle à Londres et ceux qui ont constitué les premiers réseaux de résistance n’ont pourtant jamais renoncé. Ils avaient raison.

Nous savons aujourd’hui combien leur raison et leur espoir les ont aidé à se battre, physiquement en prenant les armes, intellectuellement en trouvant en eux des ressources inattendues, en faisant preuve de patience, d’ingéniosité, de courage, de confiance.

L’appel du 18 juin à fédéré et rassemblé des soldats et officiers désobéissants et de simples citoyens qui trouvaient dans la puissance et la volonté de Charles de Gaulle la vigueur et le courage à leur tour de dire non à la barbarie nazie.

De toutes les couches de la société, dans tous les domaines, la population prit conscience progressivement qu’il était possible de lutter et de donner du sens et une direction à cette lutte : les valeurs républicaines, les valeurs démocratiques.

C’est pourquoi cet Appel que nous commémorons chaque année est un acte fondateur de liberté et de résistance et qu’il est donné en exemple par beaucoup d’autres peuples en lutte aujourd’hui dans le monde.

Le sentiment de l’injustice, la sensation d’être floué par un gouvernement devenu illégitime, en raison de sa corruption ou de son incompétence, sont des sentiments partagés par des peuples en lutte aujourd’hui qui paient de leur vie leur soif de liberté, comme en Syrie ou ailleurs.

Parler en homme libre a un prix. Résister, choisir l’audace plutôt que la résignation se paie parfois de sa vie. Vivre libre ou mourir, tel est ce que nous enseigne l’Appel du 18 juin. C’est aussi cela qu’illustre ces quelques vers du grand poète américain Walt WHITMAN :

« Courage, courage, mon frère ma sœur !
Continuez de plus belle !
Coûte que coûte le service de la liberté est un impératif,
Qu’importe un ou deux échecs ou même des tas d’échecs,
Qu’importe l’indifférence, l’ingratitude des gens, leur infidélité,
Qu’importe la censure de la politique, des soldats, des canons,
Des statuts pénaux,
Rien ne peut être étouffé. »

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