Fukushima ça craint

Partager sur facebook
Partager sur twitter
Partager sur linkedin
Partager sur pinterest
Partager sur whatsapp
Partager sur email

Ça craint, parce qu’on nous ment sur le nucléaire et qu’en cas d’accident, on nous ment encore plus (on se souvient de Tchernobyl). Ça craint parce qu’il paraît que s’indigner de cette situation est indécent. Qu’aurait-on dit si les écologistes n’avaient pas réagi ? « Il faut laisser les Japonais pleurer leurs morts », avant de remettre en cause le nucléaire fait entendre l’UMP. Comme si les écologistes avaient attendu cette catastrophe pour se mobiliser contre le nucléaire. Comme si les écologistes ne s’étaient jamais mobilisés pour rendre hommage aux victimes des tremblements de terre dont celui d’Haïti l’année dernière.

Ça craint parce que si en France on n’a pas de tsunami, on a des tempêtes, des cyclones, des ras de marées, des inondations, des risques de tremblements de terre … et même des centrales nucléaires en grand nombre ! A Fessenheim, en Alsace, par exemple, où le réacteur a été construit à proximité d’une faille sismique, avec une technologie qui date des années 70… la même qu’à Fukushima. Même chose à Cadarache au centre de recherche, près de Manosque, où la terre a déjà tremblé.

Ça craint parce qu’on continue à nous bonimentir. Car, il ne faut surtout pas faire douter du mythe du nucléaire infaillible. NKM : « Je ne crois pas qu’il faille sortir du nucléaire. Le nucléaire est une bonne énergie, ça ne veut pas dire qu’on ne peut pas améliorer perpétuellement la sûreté ».

Dans l’exercice du baratineur en chef Eric Besson fait encore mieux. Sur France Inter ce matin, il l’a assuré aux auditeurs qu’un tel incident ne pouvait pas se produire en France. Nous sommes sans doute bien plus intelligents que les Japonais : nous savons prédire et anticiper les catastrophes naturelles.

Ça craint parce que les conséquences de l’accident sont minimisées. On sait seulement que les experts qui disent toujours avoir tout prévu sont, cette fois, dépassés et n’ont plus pour seule alternative à la fusion du réacteur que de relâcher des vapeurs radioactives dans l’air pour diminuer la pression. Sans que l’on sache très bien le niveau des rejets.

Ça craint parce que d’ores et déjà le gouvernement bloque toute demande de débat public et de référendum sur l’avenir énergétique de notre pays.

Ça craint enfin parce que je crains que l’on ne tire pas l’enseignement principal de ce qui se passe en ce moment : il est vain de penser que l’on peut dominer la nature et tout prévoir grâce à la technologie.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Twitter

Facebook

Liens amis