Evacuation des mal-logés : une méthode inadmissible

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Communiqué de presse
Ce matin, à 5 heures, la police est intervenue pour évacuer les tentes que l’association Droit au logement avait installées rue de la Banque (2e), à proximité du Ministère de la Crise du Logement. L’emploi de la force comme seule réponse aux familles mal-logées est inadmissible.
Cette évacuation brutale est un aveu de faiblesse de la part du gouvernement, incapable de mettre en oeuvre, concrètement, la loi sur le droit au logement opposable, votée par la précédente Assemblée et à laquelle l’actuel Président de la République avait déclaré être favorable.
Il est urgent de fournir une réponse concrète aux demandes légitimes des associations. Il manque dans le pays 500 places supplémentaires en hébergement d’urgence et 900 000 logements sociaux dont 100 000 sont à produire très rapidement.
La ville a déjà fait beaucoup avec 4 000 logements sociaux financés chaque année depuis 2001. Mais il faut faire mieux, et plus, pour répondre aux besoins des personnes de plus en plus nombreuses qui dorment dans la rue, habitent un logement insalubre, vivent en situation de sur-occupation ou sont victimes d’expulsion suite à une vente à la découpe. Sur Paris, ce sont 9 000 logements sociaux par an qui devront être produits pour répondre à la demande.

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