Evacuation des mal-logés : une méthode inadmissible

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Communiqué de presse
Ce matin, à 5 heures, la police est intervenue pour évacuer les tentes que l’association Droit au logement avait installées rue de la Banque (2e), à proximité du Ministère de la Crise du Logement. L’emploi de la force comme seule réponse aux familles mal-logées est inadmissible.
Cette évacuation brutale est un aveu de faiblesse de la part du gouvernement, incapable de mettre en oeuvre, concrètement, la loi sur le droit au logement opposable, votée par la précédente Assemblée et à laquelle l’actuel Président de la République avait déclaré être favorable.
Il est urgent de fournir une réponse concrète aux demandes légitimes des associations. Il manque dans le pays 500 places supplémentaires en hébergement d’urgence et 900 000 logements sociaux dont 100 000 sont à produire très rapidement.
La ville a déjà fait beaucoup avec 4 000 logements sociaux financés chaque année depuis 2001. Mais il faut faire mieux, et plus, pour répondre aux besoins des personnes de plus en plus nombreuses qui dorment dans la rue, habitent un logement insalubre, vivent en situation de sur-occupation ou sont victimes d’expulsion suite à une vente à la découpe. Sur Paris, ce sont 9 000 logements sociaux par an qui devront être produits pour répondre à la demande.

0 réponse

  1. Inadmissible, peut-être, mais en tant qu’habitant de la rue de la banque, je suis soulagé de ce départ. Mr Boutault n’a certainement pas eu à subir les nuisances sonores "megaphonesques" dès 5h du matin (m’expliquera-t-il, en tant que personne solidaire, l’utilité d’un tel ramdam dans un quartier aussi mort à une heure aussi matinale?) ni l’incapacité des squatteurs à utiliser les poubelles pourtant sous leur nez (je n’ai jamais vu la rue dans un état aussi déplorable). Concernant la solidarité toujours, les squatteurs, alors que je leur demandais simplement de commencer à "sonoriser" la rue vers 8h le matin, m’ont répondu, je cite : "je n’en ai rien à foutre de vos problèmes." Solidarité à sens unique…
    Pour finir, je constate que l’OPAC prépare des logements sociaux dans des coins très sympathiques du 2eme. En tant que classe moyenne, vais-je pouvoir bénéficier de ces prestations ou vais-je devoir continuer à payer un loyer exorbitant tout en contribuant, par mes lourds impôts, à entretenir la "solidarité"? Trouvez-vous normal qu’un logement "social" soit aujourd’hui une source de convoitise pour tous à Paris? Moi non.
    Bien cordialement.

  2. Oui je l’ai dit hier publiquement, cette situation est difficile pour tout le monde : les riverains et les personnes mal-logées. J’ai demandé expressément aux personnes responsables du DAL de ne pas utiliser le mégaphone de façon intempestive et en particulier de respecter le sommeil des gens du quartier. J’ai également saisis les services de la Propreté de la ville pour qu’un nettoyage de la rue soit effectué plus régulièrement, surtout après les rassemblements. Par ailleurs les personnes à revenus moyens sont éligible au logement social (renseignez-vous). Ce qui est légitime compte tenu de prix exorbitant des loyers à Paris. Croyez bien que je suis la situation quotidiennement de près. Il n’est pas admissible que des personnes dorment la rue. C’est un acte de désespérance. La ministre du logement devrait réagir. Je ne me résoudrai pas à laisser pourrir la situation. Merci pour votre message. Jacques Boutault

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