Dix huit députés écologistes pour quoi faire ?

Partager sur facebook
Partager sur twitter
Partager sur linkedin
Partager sur pinterest
Partager sur whatsapp
Partager sur email

J’adresse mes félicitations à nos nouveaux députés écologistes. Le plus dur commence pour eux (et elles) et je leur souhaite bon courage. Nous pouvons nous réjouir de nos 18 députés écologistes, c’est du jamais vu. Mais on peut s’interroger sur la méthode qui nous a amené à ce score et à ses conséquences à terme. Aurions-nous fait moins bien si, dès le départ, nous avions affirmé l’écologie politique comme une force politique autonome, au lieu de nous réfugier dans le giron socialiste pour ne conquérir des circonscriptions que grâce à sa bienveillance ? Celles et ceux qui ont fait campagne en autonome contre un candidat de droite et le PS l’ont vécu : les électeurs ne voient pas clairement l’intérêt de voter écologiste puisque nous avons adopté le programme socialiste.

Par ailleurs n’aurions-nous pas fait mieux si nous avions tous aidé notre candidate à la présidentielle à faire un meilleur score sans avoir en arrière pensée les circonscriptions imperdables pour quelques-uns ? Avec cette tactique, nous avons organisé notre propre invisibilité. Sommes-nous encore une force politique autonome, capable de construire avec nos partenaires (PS, FdG, …) et de nous opposer à eux quand il le faut ? L’ensemble de nos députés ont conquis leur siège en l’absence d’un candidat socialiste face à eux. Dans ces conditions, il leur est plus difficile d’affirmer leur pleine autonomie de vote et de pensée sans craindre les représailles d’un candidat PS dans 5 ans. Au Conseil de Paris, les écologistes ont une vraie autonomie, alors que les communistes (élus en liste commune avec le PS) se couchent sur tous les votes importants. Comment désormais faire comprendre au grand public que le projet de l’écologie politique – anti productiviste de droite comme de gauche – n’est pas un simple supplément d’âme environnemental accolé à la social-démocratie ? Comment faire comprendre qu’il faut sortir de l’idéologie de la croissance, tandis que nos députés voteront un budget de croissance (et bientôt d’austérité) ? Autant de questions auxquelles nous devrons rapidement répondre pour définir, lors de notre prochain congrès, une autre orientation politique.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Twitter

Facebook

Liens amis