Discours prononcé à l'occasion de la commémoration du 8 mai 1945

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Mme la députée, Mme et MM. les élus, Mme et MM. les anciens combattants et Porte-drapeaux, M. le Colonel inspecteur général des armées, MM. les représentants de la Police nationale, M. le capitaine des sapeurs pompiers,…. Cela fait 61 ans maintenant qu’une coalition de démocraties a vaincu la barbarie nazie. Soixante et une années se sont écoulées depuis ce 8 mai 1945, où fut signé l’acte solennel qui mis fin à la Seconde guerre Mondiale. Aujourd’hui encore, les mots nous manquent. Aujourd’hui encore, nous tentons de comprendre. Comment, au sein même de l’Europe des lumières, cette logique d’exclusion et de haine, qui a conduit aux pires horreurs que l’humanité ait connues, a-t-elle pu émerger et se répandre ? Pourquoi l’élimination, planifiée froidement, organisée industriellement, d’enfants, de femmes et d’hommes dont le seul crime était d’être nés juifs ou des tsiganes ? Pourquoi la déportation de personnes coupables simplement d’être homosexuelles, handicapées mentales ou opposants politiques ?

Malgré le temps et les pages d’histoires, nous ne saurons jamais vraiment comprendre ce qui a dérapé. Ce qui a germé dans l’esprit des hommes. Ce qui a permis à l’horreur totalitaire et concentrationnaire d’exister, ici en France et dans l’Europe du 20e siècle.
 
Nous ne saurons jamais comprendre, mais nous avons identifié l’un des mécanismes de la haine. C’est celui de l’engrenage et de la complaisance à l’égard de l’inadmissible : la croyance en l’inégalité des races.

Dans une société qui souffre, il est plus commode de désigner des boucs émissaires que de s’interroger sur les causes du mal être économique et social.

Il faut « écraser le serpent dans l’œuf », disait Berthold Brecht. C’est bien cela, la première leçon de l’histoire que nous devons tirer. C’est cela, désormais, notre devoir contemporain. Ne pas laisser le moindre espace au racisme, à la stigmatisation des étrangers, à la désignation des plus faibles et des plus pauvres comme responsables de nos maux.

Cinquante millions d’hommes et de femmes ont fait le sacrifice de leur vie pour mettre un terme à cette logique institutionnelle d’exclusion, de haine et de xénophobie.

En ce jour, nous rendons hommage et nous perpétuons le souvenir de ceux qui ont combattu la bête immonde.

Ces souvenirs terribles nous devons les transmettre avec d’autant plus conscience que se font  rares les témoins et acteurs de cette période sombre de notre histoire.

Et vous savez qu’aujourd’hui en particulier l’un d’entre ces grands témoins et acteur de l’histoire nous manque. Nous ressentons tous cruellement son absence.

Fidèle à nos cérémonies du souvenir, Jean FORESTIER, résistant, ancien combattant, président d’honneur de l’Union des anciens combattants 2e nous a quitté au mois de mars de cette année.

Je souhaiterais particulièrement lui rendre hommage. Jean FORESTIER était l’un de ces héros anonymes qui a vécu la guerre et combattu pour que nous soyons libres.

Le sillon qu’il a tracé restera présent dans nos mémoires. Son parcours, marqué par le courage et l’abnégation doit nous servir de guide dans les moments de doute.

0 réponse

  1. jacques, ton discours est très beau.

    je t’en pique un peu pour ma commémoration de cet aprem à l’arc de triomphe, et vais comme toi essayer de faire passer un message subliminal sur Ceseda 🙂
    (je suppose que tu ne vas pas me demander de droits d’auteur ? si ?

    continuons le combat,

    amitiés,

    Corinne

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