Contre la fracture numérique : le très haut débit pour tous

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Doter Paris d’un réseau de communication performant, accessible à toutes et tous, est au cœur des enjeux de la cyber démocratie. L’accès à Internet n’est plus un luxe pour une poignée d’initiés, mais une nécessité pour tous.

Certes la Ville de Paris a mis en place les Espaces Publics Numériques sous le cigle PARVI.

Mais avec l’arrivée du très haut débit (THD), cela ne suffit pas. Laissé aux seules forces du marché, le développement du THD risque d’accentuer la fracture numérique, sociale et géographique : compétition entre les territoires, concentration économique entre une poignée de grands acteurs privés, marginalisation technologique des moins fortunés. Une intervention publique est nécessaire pour aller plus vite, partout et pour que tous les habitants et les professionnels aient accès à la plus grande diversité de services aux meilleurs coûts. A Paris, où le développement numérique est pourtant bien avancé, plus de 30% des foyers n’ont pas accès à Internet.

Le haut débit via le réseau téléphonique montre ses limites pour des échanges de plus en plus importants. Aujourd’hui les nouveaux protocoles permettent la connexion de centaines ou milliards de communications pour des usages aussi variés que la domotique, le suivi médical à domicile, le tri sélectif des déchets, la gestion de l’eau, etc.

Seul le réseau en fibres optiques semble en mesure d’assurer cette multiplication des échanges. A condition de pousser la fibre optique au plus près de l’usager final via un réseau de desserte. Les grandes villes voient les raccordements à ces réseaux exploser de manière exponentielle chaque mois. Ce réseau de desserte n’existe pas encore à Paris. De la manière dont s’effectuera son déploiement dépendra donc l’accessibilité de tous, ou non, à ces nouveaux usages.

Comme pour d’autres fluides, l’intervention de la puissance publique peut garantir une accessibilité la plus large possible et surtout non discriminante par les coûts. Nous ne pouvons laisser les réseaux de desserte en fibres optiques initiés par les seuls opérateurs privés. Sauf à courir le risque de technologies disparates non compatibles entre elles et que ne soient couvertes que les zones les plus rentables, laissant à l’écart les quartiers les plus défavorisés.

La Ville de Paris devrait créer un réseau en fibres optiques, jusqu’en pied d’immeuble ou chez l’usager, qui soit neutre et ouvert à l’ensemble des opérateurs de services. Paris doit en parallèle aider au développement services utilisant ces technologies tant auprès des acteurs privés que des acteurs de l’économie sociale et solidaire.

Des études devront déterminer la ou les architectures et technologies les plus adaptées à un réseau ouvert et évolutif. Des partenariats avec la Région et les réseaux des opérateurs en place peuvent être envisagés ainsi qu’une articulation avec les réseaux municipaux déjà existants. Comme la Ville le fait déjà pour ses applications en logiciel libre, elle pourra partager son expérience et ses acquis avec d’autres collectivités. C’est là un l’intérêt partagé et collectif.

Une intervention publique sur les réseaux, permettant une diversité d’offres, est le seul garant d’un développement harmonieux du très haut débit, pour tous.

C’est pourquoi, avec Marie-Pierre Martinet élue du 20e arrondissement et de l’ensemble des éluEs du groupe Les Verts, j’ai obtenu que  le conseil de Paris demande à l’administration d’engager des d’études permettant d’évaluer les possibilités de déployer rapidement sur Paris un réseau  fibres optiques, jusqu’en pieds d’immeuble, qui soit ouvert, neutre, et évolutif, à des conditions permettant l’accès à toutes et tous.

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