Conditions pour participer à un gouvernement de gauche

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La transition écologique de notre société est une nécessité. Mais  les écologistes ne la feront pas seuls. Pour cela, il faut qu’un gouvernement de gauche et écologiste remporte les élections présidentielles et législatives de 2012. Nous souhaitons donc un accord entre EELV et tous les partenaires de la gauche (PS et FG).

Les conditions politiques (quelles responsabilités ministérielles ? combien de députés ?) sont à déterminer. Elles doivent découler d’un accord programmatique. Il est donc essentiel que, dès l’après Congrès, la nouvelle direction Eelv s’attèle prioritairement à cette tâche.

Plusieurs mesures symboliques sont à minima nécessaires pour qu’un changement visible redonne goût à la politique :

– remise en cause de la réforme des retraites,

– régularisation des sans papiers, droit de vote aux élections locales, abrogation des lois durcissant le CESEDA (code d’entrée et de séjour des étrangers et du droit d’asile),

– abrogation des lois LOPPSI sur la sécurité intérieure,

– moratoire sur les investissements dans le nucléaire, fermeture de la centrale nucléaire de Fessenheim, remise en cause des permis d’exploitation du gaz de schiste et ouverture d’un débat sur la politique énergétique conclue par un référendum, avec l’affichage d’une sortie progressive du nucléaire,

– arrêt de la politique de démantèlement des services publics,

– nouvelle politique agricole favorisant le bio,

– introduction de la proportionnelle pour les élections législatives.

Mais cela ne suffit pas. L’expérience de notre participation gouvernementale de 1997 à 2002 montre qu’il est difficile de poser les débats essentiels devant l’ensemble de la société et que nous pouvons nous trouver enlisés, avec des mesures insuffisantes, voire contraires à notre projet : laboratoire sur l’enfouissement des déchets nucléaires à Bures en Lorraine, décrets autorisant les OGM, loi sur l’eau plus qu’insuffisante, politique frileuse de l’immigration (tant sur la régularisation des sans papiers que sur le droit de vote)…

Pour être capable de peser réellement sur nos partenaires, pour faire vivre les débats dans la société, Eelv doit décider la tenue chaque année d’une Conférence Ouverte du Bilan (COB), de débat sur le bilan d’un an de gouvernementouverte aux syndicats, associations et mouvements sociaux. Cette conférence doit être suivie d’un Conseil fédéral qui, sur la base du contrat de gouvernement, et du bilan effectué, devra décider de la poursuite, ou pas, de notre participation gouvernementale. Nous pourrons ainsi concrètement donner vie au concept de l’autonomie contractuelle.

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