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Une ville sobre, vivable, avec une alimentation durable !

Au conseil de Paris des 2, 3 et 4 mai 2018, j’appelle à une ville vivable et habitable pour tou.te.s  : piéton.ne.s comme usager·e·s de divers modes de transport, animaux humains et non humains… J’interviens aussi sur l’alimentation, sujet central dans le 2e arrondissement de Paris. Je demande enfin une ville sobre, en publicité comme en dépenses olympiques.

Une ville vivable pour tou.te.s !

Je souhaite une ville respectueuse du droit à circuler en sécurité pour les piétonnes et les piétons. A ce titre, je défends le voeu déposé par les conseils de quartier des quatre arrondissements centraux sur le respect des aires piétonnes du centre de Paris.  En effet, je me réjouis que la ville de Paris ait décidé de remettre les bornes de contrôle d’accès à l’entrée du quartier Montorgueil-Saint-Denis, tant le trafic automobile avait augmenté depuis leur disparition en 2013, au péril des personnes y circulant à pied. Il serait cohérent que des règles communes soient définies pour les zones piétonnes du centre de Paris et que la préfecture de police se charge de les faire respecter. C’est aussi au nom du respect de l’espace public que je suis inquiet du voeu du groupe Les Républicains sur les chauffages des contre-terrasses : notre plan climat incite à réduire les dépenses énergétiques, a fortiori lorsqu’elles sont aussi inutiles que les chauffages extérieurs. Certains pays optent d’ailleurs pour des couvertures en terrasse, comme l’Allemagne ou la Norvège.

Je souhaite une ville vivable aussi pour les animaux et soutiens la demande d’une commission dédiée aux activités foraines et circassiennes.  Je me réjouis que les autres groupes politiques prennent le train en marche, quelque temps après la création, à l’initiative des écologistes du groupe de travail « animaux en ville ». Je ne peux  que réclamer la meilleure prise en compte des animaux et souhaite encourager les professionnel.le.s à engager une transition vers des divertissements sans animaux, comme l’a fait André-Joseph Bouglione, qui sera un pionnier du concept d »éco-cirque.

Un logement accessible à toutes et à tous

Je m’engage par ailleurs pour un logement accessible à toutes et à tous. Paris manque cruellement de logements, obligeant de trop nombreuses familles à déménager en périphérie. Lorsqu’une ville recense plus de 5000 personnes sans-abri, il est impardonnable qu’elle compte 310 000 logements vacants. Paris devrait publier un état des lieux  précis du nombre, du statut, et de la localisation des logements, bureaux ou bâtiments publics vacants, pour  y loger les personnes en souffrance d’habitation. C’est possible : je rappelle qu’au 24 de la rue de la Banque, à ma demande, la ville, en 2011, a réquisitionné avec succès des locaux vides, pour les transformer en logements sociaux.

Pour une alimentation durable

Je me réjouis de la mise en débat d’une stratégie alimentation durable à l’échelle parisienne.  Depuis 2001, le 2e arrondissement focalise son attention sur une alimentation durable : nous servons aux convives de nos cantines scolaires des assiettes à 90% biologiques et de saison,  avec des viandes Label Rouge. Nous proposons depuis près d’un an une alternative végétarienne quotidienne en plus du déjeuner végétarien hebdomadaire. A cet égard, je défends l’idée de promouvoir davantage le végétarisme à l’échelle parisienne, à l’exemple de nos homologues de San Francisco et de Turin : nous devons aider les professionnel.le.s de la restauration à proposer une offre non carnée de qualité, par la tenue d’assises de la restauration parisienne durable et éthique. J’aimerais aussi que nous promouvions la journée sans viande (20 mars) à l’échelle de notre ville.

Dans la même lignée, le groupe écologiste de Paris appelle Paris à proscrire l’usage de contenants alimentaires plastiques dans la restauration collective parisienne, selon un calendrier défini avec l’ensemble des acteurs de la restauration, au profit de matériaux inertes et non jetables. Je m’inscris dans cette volonté car si tous les plastiques ne sont pas constitués de perturbateurs endocriniens, pour autant, il y a des usages évitables.

Pour une ville sobre

Quant à l’ambition de la ville de Paris de réviser le règlement local de publicité (RLP) pour lever l’interdiction des panneaux lumineux, je demande une étude d’impact sérieuse sur cette disposition, avec une communication synthétique à destination du Conseil de Paris, afin que les enjeux environnementaux, sanitaires et sociaux liés à l’exposition aux panneaux publicitaires numériques dans l’espace public soient connus. La publicité lumineuse kidnappe l’attention des passantes et des passants, est gourmande en énergie et en maintenance. Pour avoir participé à la rédaction du RLP de Paris en 2003, je considère que nous devons évaluer au plus juste les conséquences d’une telle décision.

A la volonté de la ville de Paris d’aider les comités organisateurs des Jeux Olympiques et Paralympiques, je réponds par un appel à la sobriété.  Les budgets dévolus aux Jeux Olympiques seront largement dépassés selon les informations dont nous disposons déjà. Nous devons mettre fin à cette gabegie ! Si les deux comités organisateurs souhaitent réquisitionner l’espace public (y compris les monuments et établissements recevant du public) pour des événements ou de la publicité, ils devront la payer comme tout le monde ! Il n’est pas question que les Parisien.ne.s soient contraint.e.s à une dépense dont ils n’ont pas voulu!

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