Accueil / Actualités / Le budget 2010 de Paris tourne le dos à l’écologie

Le budget 2010 de Paris tourne le dos à l’écologie

Pendant que se tenait à Copenhague le sommet de l’ONU sur le climat, le Conseil de Paris votait son budget 2010. Le rapport entre ces deux événements ? Un budget ne traduit pas seulement des montants de dépenses et de recettes, il est l’expression d’une politique. Et les politiques menées par les collectivités territoriales ont un rôle déterminant à jouer en matière de préservation de l’environnement. En effet, en mettant en œuvre, localement, des mesures destinées à réduire la pollution et la production de gaz à effet de serre, les villes agissent concrètement, donnent l’exemple et mettent la pression sur les Etats et les gouvernements.
C’est ce que Paris a commencé de faire, en adoptant en 2007 son Plan climat. Et c’est ce que nous faisons, dans le 2e arrondissement, depuis maintenant 8 ans. Réduction de la place de la voiture, bio dans les restaurants scolaires, plantation d’arbres, réhabilitation des logements dégradés dans le quartier du Sentier, logements sociaux équipés de panneaux solaires… Ces actions locales visent à améliorer la vie des habitants tout en contribuant à préserver la planète. Suite au sommet de Copenhague et dans un contexte de crise globale sociale et environnementale, il faut approfondir cette politique, dans deux domaines en particulier. Le bâtiment et les transports. En effet, le bâti parisien produit aujourd’hui plus du quart des émissions de gaz à effet de serre de Paris et le transport près de la moitié.
Or, on sait que ces secteurs d’activité sont fortement créateurs d’emploi. Nous devons donc investir dans la rénovation thermique des écoles crèches, gymnases piscines, bibliothèques… de façon à en réduire la consommation énergétique, à diminuer les factures et les émissions de gaz à effet de serre. Pour les mêmes raisons (diminuer notre empreinte carbone et créer des emplois), il est essentiel, en dépit du désengagement de l’Etat du financement du logement social, que la ville intensifie son effort de rénovation thermique de son parc de logements sociaux. Dans le domaine des transports, il est aussi important d’agir vite, ce secteur étant, de plus, à l’origine de la quasi totalité des polluants de l’air. Là encore, nous déplorons le désengagement de l’Etat en matière de financement. Mais notre ville ne peut ignorer les besoins importants en infrastructures nouvelles afin de créer un réseau de transports en commun efficace, sûr et régulier qui donne envie d’abandonner sa voiture.
Il est donc doublement impératif que nous engagions, sans plus tarder, des investissements à la fois, source d’économie pour les ménages parisiens, et favorisant les secteurs créateurs d’emplois. Nous pourrons ainsi rendre notre capitale plus robuste socialement, économiquement et écologiquement.

A voir

Réforme de l’administration parisienne : d’abord mettre fin à la réduction des effectifs municipaux

Mon intervention au Conseil de Paris. Madame la maire, je voudrais tout d’abord rendre hommage ...