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Se réappropier nos vies c’est choisir l’Europe, la démocratie et l’écologie

imagesVote du pacte de responsabilité mardi à l’Assemblée nationale et impuissance de l’Etat dans l’affaire Alstom, démantelé sous nos yeux par les forces du libéralisme. Ces deux événements illustrent de manière spectaculaire le renoncement au changement. Le « There is no alternative » de Margaret Thatcher semble avoir conquis tous les esprits. Au dictat de Bruxelles et de la Troïka seuls quarante-uns députés socialistes ont eu le courage de résister. Avec les écologistes (trois ont voté pour, deux se sont abstenus et les 12 autres contre), ils entendent bien ne pas se laisser guider leur conduite par ceux qui comme Hollande et Valls ont renoncé au changement. La politique de l’offre prend dans la poche des contribuables, fonctionne les comptes sociaux (les politiques publiques de santé, de solidarité, d’éducation, culturelles…) pour donner aux investisseurs. On affaiblit l’Etat, on renforce l’intérêt privé !

Ce n’est pas avec moins d’Etat que l’on parviendra à mettre l’économie au service des citoyens et à respecter la planète. Ce n’est pas aux marchés de décider de ce qui est bon pour nous. Les vieilles recettes libérales : des cadeaux aux entreprises pour relancer une hypothétique croissance, ça ne marche pas. La preuve : le chômage ne cesse d’augmenter !

Nous avons les moyens de nous réapproprier notre vie en nous engageant pour peser sur les décisions publiques. Ici en France, mais aussi en ce moment en Europe, afin de déconstruire le dogme de l’indépendance de la BCE qu’il faut soumettre au Parlement. L’Europe souffre d’un manque de démocratie. Les peuples ne parviennent plus à peser sur leur destin. Via des gouvernements complices – en liens étroits avec les intérêt privés et le capitalisme anglo-saxon -, ils ont, au fur et à mesure des traités européens abandonné leurs pouvoirs nationaux non pas à l’Europe mais aux multinationales et aux banquiers. Il suffit de les voir pantoufler quasiment un pied dans les services de l’Etat, de l’autre dans les conseils d’administration et les clubs fermés. Plus rien ne compte que d’accumuler à leur profit la masse financière. Et d’accroitre leur main mise sur les médias pour acheter nos consciences.

Ne nous laissons pas formater notre pensée. D’autres politiques sont possibles qui ne passent pas par le repli nationaliste.  Il ne faut pas déserter le débat européen ni s’abstenir.

Participer aux élections européennes c’est donner plus de force à ceux qui veulent plus de démocratie en Europe, plus de pouvoir au parlement européen. La désignation par le Parlement du président du Conseil devrait contribuer à faire évoluer la donne. Empêcher le traité Transatlantique TAFTA que les membres de la commission européenne négocient sans aucun mandat est aussi un impératif. Ce sont toutes nos conquêtes sociales et environnementales qui seraient en danger. L’éducation la santé, la maitrise de notre environnement l’eau, la terre, le sous sol. Le droit du commerce ne doit pas devenir la loi suprême !

Voter écologiste c’est dire oui à plus de démocratie en Europe et non à la mise en vente de notre protection sociale, de notre industrie et de nos richesses naturelles.

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