Appel du 18 juin : le devoir de Résistance

Partager sur facebook
Partager sur twitter
Partager sur linkedin
Partager sur pinterest
Partager sur whatsapp
Partager sur email

A ceux qui nous invitent à la résignation, à ceux qui nous demandent de nous laisser dépouiller des conquêtes sociales de nos aïeux, à ceux qui assurent qu’il n’y a rien à faire contre les puissances l’argent, opposons la force de nos espoirs et nos luttes.

Ne pas se résigner à ce que les maîtres à penser du monde, au nom du réalisme, appellent la fatalité, c’est le sens de l’Appel du 18 juin. C’est le message que j’ai délivré, ce matin, lors de la cérémonie commémorative.

Madame la Députée, Mesdames et Messieurs les représentants des Anciens combattants, Messieurs les représentants de la Gendarmerie, de la Police et des Sapeurs-pompiers, Mesdames et Messieurs les élus, Mesdames et Messieurs, chers enfants,

Depuis 70 ans, nous entendons résonner dans l’Appel du 18 juin 1940, le sens de l’honneur, le courage de la passion et l’audace de la raison. C’est aussi un message qui retentit aujourd’hui encore comme une exhortation à ne jamais se résigner.

Nous sommes réunis ici pour nous en souvenir. Et pour donner vie à ce message.

L’appel du général de Gaulle, depuis les studios de la BBC à Londres, redonna espoir et réconforta ceux qui ne se résignaient pas à la défaite face au régime nazi.

Depuis l’autre côté de l’Europe, qui n’était pas alors constituée, cet appel fit germer la graine de la Résistance.

Cette voix solitaire et lucide s’élevait au milieu du champ de la défaite où passait l’ombre d’une capitulation déshonorante.

Et pourtant, face à cette humiliante résignation, ils n’étaient pas si nombreux ceux qui comme de Gaulle ont eu le courage de dire non.

Rares étaient ceux pour qui renoncer était impossible : convaincus que la liberté pouvait se gagner.

Ce que demandait le Général de Gaulle à ses compatriotes, n’était autre qu’une désobéissance militaire et civile. Il prenait là un risque majeur.

Il appelait les soldats, les officiers, les industriels, la population, à trouver ou retrouver en eux, un regain de vigueur : ce qu’il appelait « la flamme de la résistance ».

Il redonnait de l’espoir, résister devenait un devoir.

Cet appel n’est pas une anecdote. Ce n’est pas un fait divers. Ce n’est pas un détail de l’histoire. C’est un fait majeur historique, un acte fondateur la Résistance.

Une Résistance composée de femmes et d’hommes habités par les sentiments de la justice et de la liberté. Et qui savaient qu’en s’engageant ils prenaient le risque de mettre leur vie en péril.

A ceux qui l’entendirent civils et militaires, de Gaulle redonna l’énergie de se battre, chacun à son niveau de responsabilité, chacun trouvant en lui même, dans son milieu, les ressources nécessaires pour mener le combat et rejoindre le mouvement.

C’est parce qu’il est un acte fondateur que nous lisons l’Appel du 18 juin avec toujours la même émotion. Aujourd’hui encore ce texte nous bouleverse.

Et si nous sommes toujours bouleversés, par ce texte, c’est qu’il dit une vérité : il n’y a pas de fatalité. Résister est toujours possible.

A ceux qui nous disent qu’il n’y a rien à faire contre les forces barbares de l’argent, qu’il faut courber l’échine, nous avons raison d’opposer nos rêves et nos luttes.

Aujourd’hui même, au cœur de la crise, face au discours prétendus réalistes qui nous invitent à accepter de nous laisser dépouiller des conquêtes sociales de nos aïeux, nous avons le pouvoir de dire non. Nous pouvons résister et inventer, comme nous y invite l’appel du 18 juin.

Twitter

Facebook

Liens amis