« Quand ils ont arrêté les Roms, je n’ai pas protesté…»

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Pourquoi j’ai manifesté samedi 4 septembre (14h) à République contre la politique xénophobe du gouvernement et la mise au pilori des Roms.

Les Parisiens qui vivent dans le cœur de la capitale n’ignorent rien des questions d’exclusion et de mendicité. Il suffit de prendre le métro ou de se promener dans la rue pour y croiser des personnes qui font la manche, vivant la plupart du temps dans le plus grand dénuement. La richesse réelle ou supposée des grandes cités attire.

Parmi les personnes qui mendient, il y a les Roms. Souvent persécutés, des membres de ce peuple nomade, très ancien en Europe, s’adonnent à cette activité, à défaut d’autre activité lucrative.

Pas de fausse naïveté. Les problèmes qu’ils posent parfois au voisinage sont réels. Les courriers que je reçois en mairie en témoignent. Mais on ne résout pas un pas un problème compliqué avec des solutions simplistes. Et il est choquant de constater que des principes aussi fondamentaux que les droits de l’Homme, la solidarité à l’égard des plus faibles soient bafoués par ceux qui devraient en être les garants. Au nom d’une idéologie sécuritaire, les pauvres, servent de bouc-émissaires.

Une politique indigne destinée a détourner l’attention des citoyens des échecs du gouvernement sur le front de la sécurité, l’économie et de l’emploi.

Souvenons-nous de ce que disait, en 1945 Martin Niemoller un pasteur protestant déporté, sorti miraculeusement vivant de Dachau. « Quand ils ont arrêté les communistes, je n’ai pas protesté parce que je ne suis pas communiste. Quand ils sont venus chercher les Juifs, je n’ai pas protesté parce que je ne suis pas Juif. Quand ils sont venus chercher les syndicalistes, je n’ai pas protesté parce que je ne suis pas syndicaliste. Quand ils sont venus chercher les catholiques, je n’ai pas protesté parce que je ne suis pas catholique. Et lorsqu’ils sont venus me chercher, il n’y avait plus personne pour protester ».

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